Les Franco-Ontariens réclament leur université

PHILIPPE ORFALI | LE DEVOIR | 20/10/2014


La voix discordante

PIERRE JURY | LE DROIT | 15/10/2014

Photo : inconnu

La campagne de mobilisation pour faire d'Ottawa une capitale bilingue a entendu une voix discordante, ces jours derniers, et la réplique à Gilles Paquet, du Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa, a été virulente. Il s'y attendait et donc n'en a été aucunement étonné.

Ceux qui se rappellent de SOS Montfort n'auront pas été surpris de la sortie de M. Paquet. À l'époque, il avait été l'une des voix discordantes aux appels à la sauvegarde de l'hôpital francophone d'Ottawa, et là aussi, les critiques avaient été acerbes.


Réplique à monsieur Couillard - Le français sur internet : comment ça, impossible ?

CHRISTIAN RIVARD et MAXIME LAPORTE | MQF et SSJB | 13/10/2014

Le premier ministre Philippe Couillard erre lorsque qu'il prétend qu'il est impossible de protéger le français sur le web. Il faut dénoncer les termes défaitistes employés par le Premier ministre et notamment cette analogie démesurée: «C'est comme si on vous disait qu'il faut se mettre dans le Saint-Laurentpour essayer d'arrêter le flot». Philippe Couillard se montre décidément fataliste lorsqu'il dit, par ailleurs: «c'est un phénomène irréversible», ou lorsqu'il évoque qu'il y aurait eu «un changement de civilisation». Monsieur Couillard, dont un des rôles consiste à défendre les intérêts du Québec en protégeant et en travaillant à l'épanouissement de notre langue française, aurait-il perdu le sens des réalités, sinon des responsabilités ?


Loi 101: effet placebo ?

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TANIA LONGPRÉ | LE JOURNAL DE MONTRÉAL | 08/10/2014

Lorsque Camille Laurin a élaboré la loi 101 en 1977, le ministre proposait que le Québec devienne une véritable société francophone. L’un des objectifs de son projet était de faire en sorte qu’on travaille en français au Québec, mais aussi que l’État communique avec ses citoyens en français, que l’affichage ait une nette prédominance française et que les enfants immigrants ou natifs soient instruits en français. On voulait aussi, de par ces actions, que les francophones puissent avoir accès au pouvoir économique, qui était alors principalement dans les mains de l’élite anglophone. La loi 101 n’était donc pas seulement une loi visant à la protection de la langue française, mais aussi à son affirmation. [...]


La Charte de la langue française et l’abandon des moyens pour atteindre son objectif

ÉRIC POIRIER | INSTITUT DE RECHERCHE SUR LE QUÉBEC | 02/10/2014

Conclusion de la recherche réalisée par Éric Poirier : La Charte de la langue française et l’abandon des moyens pour atteindre son objectif

Depuis 1977, la loi 101 est victime de son état de relative fragilité. Ne possédant pas de caractère supra-législatif, elle est modifiée au gré des déclarations d’inconstitutionnalité prononcées par les tribunaux et au gré des changements de gouvernement à Québec. Depuis 1977, les treize principales modifications apportées à la loi 101 bouleversent les quatre domaines de la vie publique québécoise autour desquels elle s’articule : la langue de l’État québécois, la langue de l’enseignement, la langue du commerce et des affaires et la langue du travail. Il s’agit ni plus ni moins d’un abandon des moyens que s’était donnés le législateur de 1977 pour atteindre l’objectif de faire du français la langue du Québec.