Les temps sont durs pour le français au Québec

MARIO BEAULIEAU | QUEBEC.HUFFINGTONPOST.CA | 09/05/2015

Afin d'appuyer le français, langue officielle du Québec, le Bloc Québécois déposait en 2007 le projet de loi C-482 qui proposait que les entreprises sous juridiction fédérale opérant au Québec soient soumises à la Charte de la langue française (contrairement au projet C-315 du NPD), qui modifiait la Loi sur les sociétés par action pour faire en sorte que les raisons sociales d'entreprises opérant au Québec respectent le français comme langue d'affichage. Le Bloc demandait aussi au Commissaire aux langues officielles de respecter la volonté du Québec d'avoir le français comme langue commune.

Ces trois objectifs ont été bafoués coup sur coup cette semaine.

Langues officielles : un rapport inutile, incompréhensible...

PIERRE ALLARD | PIERREALLARD.BLOGSPOT.CA | 08/05/2015

J'ai commenté au fil des ans, de ma tribune d'éditorialiste au quotidien Le Droit, un certain nombre de rapports annuels du Commissaire aux langues officielles, Graham Fraser (voir quelques liens à la fin du texte). Je suis soulagé de ne pas avoir à le faire cette année, parce que j'aurais eu de la difficulté à rédiger un texte que la direction du journal aurait accepté de publier…

De fait, si j'étais prof et qu'un étudiant me remettait ce rapport annuel 2014-2015 comme projet de dissertation, je le mettrais à la poubelle en lui ordonnant de préparer un texte que je peux comprendre sans avoir à lire entre les lignes, et sans être obligé de me mettre en quête de renseignements essentiels qui en sont omis… Je lui dirais surtout de brosser un tableau linguistique qui se rapproche de la réalité… et non les rosâtres teintes d'un quelconque beau-et-bilingue pays des merveilles…

Graham Fraser poursuivi : Un fonctionnaire fédéral dit avoir été forcé de travailler en anglais toute sa carrière

ROBERT DUTRISAC | LEDEVOIR.COM | 19/05/2015

Insatisfait des conclusions du commissaire aux langues officielles (CLO) Graham Fraser, un fonctionnaire fédéral basé à Montréal a entamé une poursuite pour que soit respecté son droit de travailler en français.

Le 8 mai dernier, André Dionne, gestionnaire au Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) de Montréal, s’est adressé à la Cour fédérale pour contester le rapport final du CLO qui conclut que son employeur a mis en oeuvre toutes les recommandations qui lui ont été faites afin d’assurer qu’un employé francophone puisse travailler dans sa langue, comme le stipule la Loi sur les langues officielles. « Je pense que le commissaire n’a pas accompli son mandat de façon adéquate », a affirmé ce fonctionnaire au Devoir.« Ses recommandations sont insuffisantes. Ça ne va pas assez loin et ça ne règle pas le problème qui perdure. »

Le combat est-il presque fini ?

PIERRE ALLARD | PIERREALLARD.BLOGSPOT.CA | 24/04/2015

Tout en moi - mon héritage, mes luttes, mes espoirs, mes tripes, mon coeur - veut croire qu'il existe toujours une volonté et une force collectives capables d'assurer l'avenir de la langue et de la culture françaises. Ici au Québec en priorité, mais également en Acadie, dans quelques régions de l'Ontario et ailleurs au sein d'une diaspora tenace qui s'accroche un peu partout dans l'Ouest canadien et aux États-Unis.

Mais certains matins, je n'en ai plus la certitude… Peut-être parce que je vis «au front», à Gatineau, sur les rives de l'Outaouais, en face du Parlement canadien, mes tripes franco-ontariennes bien enracinées dans ma ville natale, Ottawa, mon coeur et ma tête résolument engagés à réaliser au Québec un coin de pays - ou un pays - à notre image, ce qui nous a toujours été refusé au-delà de nos frontières.