Malgré que plusieurs membres ont fait un excellent travail, le débat a été marqué par des interventions au micro d’Amir Khadir et François David contre la loi 101 au cégep. Pour l’un, les immigrants n’ont pas à porter le poids de la francisation (la francisation est-elle un désavantage, un poids?), pour l’autre les jeunes francophones doivent pouvoir s’éduquer en anglais au cégep. QS propose que le gouvernement du Québec continue à surfinancer les cégeps et les universités anglophones pour des étudiants allophones et francophones qui vont apprendre le vocabulaire de leur profession en anglais, et ensuite de vouloir leur imposer de travailler en français? Au niveau collégial, les établissements anglophones reçoivent 16 % du financement gouvernemental québécoise alors que la minorité historique anglophone ne représente que 8,2 % de la population québécoise. Au niveau universitaire, la disproportion s’accentue alors que 25 % du financement est injecté dans le réseau anglophone.
J’étais au congrès de QS en tant qu’observateur et sur le plancher, un délégué m’a demandé si les députés anglophones du NPD seraient d’accord avec la loi 101 au cégep. Est-ce que c’était un critère qui a joué pour plusieurs? Les progressistes qui pensent que le peuple québécois a le droit d’assurer l’avenir de sa langue peuvent-ils y voir un véhicule politique valable?
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Falardeau l'a dit, ce sont des hypocrites
Falardeau l'a dit, ce sont des hypocrites.
La situation du français ne fait pas partie des priorités de QS
08 février 2012
La situation du français ne fait pas partie des priorités parlementaires de QS
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/...
Québec solidaire considère que la situation de la langue française est un sujet central, mais ce dossier ne fera cependant pas partie de ses préoccupations pour la rentrée parlementaire.
3 points : Justice et équité sociales et économiques
• Ressources naturelles;
• Retraites, fonds de pensions;
• Droits scolarités, gratuité.
Allons direct aux sources ! Je ne suis pas de ceux à faire la promotion de Gesca et Radio tralala mais…. Cette fois, c’est ce que QS a dit !
http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-39739.html
C'est surprenant tout de même. Samedi, la langue était au coeur de l'actualité. C'était la priorité de QS, devant la porte d'une manifestation non-partisane du MMF. Là, on a omis de la mettre dans les trois priorités des prochains mois. Je vous laisse juger.
Pour être plus précis, dans l’entrevu à l’Assemblée Nationale concernant la langue :
• Langue anglaise en 6e année…on doit parler aux experts!
• Cégep français, ceci est mineur… pour le moment!
Cher Monsieur Régis
Cher Monsieur Régis Ravat,
Président de l’A.FR.AV (francophonie avenir)
Je me permets de citer votre lettre ci-dessous et de l’envoyer à certains députés et élites de ce côté de l’Atlantique. La situation du français en France est honteuse et triste, mais sachez qu’au Québec, elle est encore pire. Je crois que nos politiciens et nos élites sont paralysés par la peur et le pouvoir de l’argent. Ils sont prêts à vendre leur âme pour sauver des votes et assurer leurs pensions. Nous avons un premier ministre, Monsieur Jean Charest qui anglicise le Québec à tour de bras, en donnant aux immigrants les moyens légaux de choisir l’anglais comme langue d’usage. Nous avons une chef d’opposition, Madame Pauline Marois du Parti Québécois, qui veut rendre le Québec bilingue à tout prix. Nous avons un chef d’un parti des travailleurs, Monsieur Amir Khadir de Québec Solidaire, qui accepte que des fonds publics servent à angliciser le Québec en finançant les études supérieures en anglais. Les Québécois sont piégés. Ils sont des moutons de gré ou malgré eux. Il y a quelques bergers (chefs de parti politique et élites) avec quelques gardiens sous leurs contrôles (leurs délégués), qui mènent le troupeau Québécois directement à l’abattoir. Ces bergers s'entêtent à diriger leurs moutons dans des directions différentes sans former de coalition, assurant ainsi un statu quo intolérable de 252 ans. Je crois qu’il faudra une véritable révolution qui réveillerait les uns et ferait honte aux autres, afin de redonner le noble statut à la langue française et un pays aux Québécois.
Daniel Roy, C.A.
www.1001raisons.com
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Communiqué de l'A.FR.AV (http://www.francophonie-avenir.com)
Lettre ouverte au député Denis JACQUAT, demandeur d'une loi visant à vouloir diffuser les films étrangers en version originale sous-titrée sur les chaînes françaises de télévision.
Monsieur le député,
Nous savons que les groupes de pression anglo-saxons sont très puissants et donc très influents au sein de la classe politique française, comme ils le sont aussi auprès des euro-technocrates-décideurs de Bruxelles et de Strasbourg. Leurs moyens, bien évidemment, sont des milliers de fois supérieurs à ceux de pauvres associations françaises comme la nôtre qui défendent, comme elles le peuvent, sans subvention, seules, la langue française, la francophonie et le droit d'apprendre à l'école une, ou des langues étrangères qui ne soient pas obligatoirement l'anglais.
Au début des années 70, Georges Pompidou avait donné comme préalable à l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun que Edward Heath, le 1er Ministre anglais de l'époque, parle français lors des réunions à Bruxelles. Celui-ci accepta, mais, en bon sujet de la Perfide Albion qu'il était, alors qu'il s'appliquait à parler français pour faire bonne figure, débarquèrent avec lui, pour aller dans les couloirs de tous les centres décisionnels européens, par centaines, les "lobbyistes" anglo-saxons. Leur mission : faire de l'Europe un sanctuaire anglo-américain où l'anglais serait de mise et la doctrine ultralibérale de rigueur. Résultat : 40 ans après les discours en français d'Edward Heath à Bruxelles, l'anglais est en passe de devenir la langue officielle de l'UE, la France veut devenir un pays bilingue français-anglais, notre mode de vie et de pensée est calqué sur celui d'outre-Atlantique et nos sinistres Darcos, Chatel, Pécresse et Cie rêvent de toujours plus d'anglais dans nos écoles, au point de vouloir le rendre obligatoire dès la maternelle et d'enseigner EN anglais dans nos universités.
Edward Heath doit bien rire dans sa tombe !
Votre proposition de loi consistant à vouloir diffuser les films étrangers - soit dit en passant, par honnêteté, vous auriez pu dire les films anglo-américains en anglais, puisque ces films représentent plus de 95% des films étrangers diffusés à la télévision -, bref votre proposition de loi consistant à vouloir diffuser les films étrangers en version originale sous-titrée sur les chaînes françaises de télévision, va donc tout naturellement dans le sens des intérêts anglo-saxons de diffusion massive de leur langue. Vous n'avez donc rien inventé avec cette loi, vous suivez, en cela, les desiderata des "lobbyistes" pro-anglais qui infestent le navire des gouvernances françaises et européennes depuis l'arrivée des Britanniques dans l'UE, vous faites partie de leur plan, vous êtes leur marionnette au point d'ailleurs de ne même plus être capable de vous offusquer de la mention « anglais exigé », alors que cette mention est ILLICITE en France puisque la langue du travail dans notre pays, c'est le français et uniquement le français (Article Premier de la loi n°94-665).
Cela dit, nous aurions aimé que le député de la République que vous êtes, au lieu de proposer une loi qui participe à notre suicide linguistique et culturel, réponde à la lettre ouverte que nous lui avons adressée au début du mois de novembre, une lettre que nous avons envoyée sous forme de courriel à tous les députés et sénateurs français. Une lettre ouverte qui demandait au sénateur et au 1er vice-président de la région Languedoc-Roussillon, Robert Navarro de bien vouloir intervenir dans l'affaire de l'aéroport de Montpellier-Fréjorgues où Air France, à son guichet, remet des récépissés de réservation EN ANGLAIS et en anglais uniquement (pour le coup, ce récépissé n'était même pas sous-titré en français !).
Force est de constater que vous n'avez pas répondu à notre message.
Force est de constater aussi que Robert Navarro, d'ordinaire si combattif pour la cause des langues (régionales), n'a pas daigné nous répondre ni agir en quelque moyen que ce soit pour que la langue de la République ne soit plus bafouée par la Compagnie Air France à Montpellier-Fréjorgues .
Force est de constater également que sur les quelque 900 élus - sénateurs et députés - à qui cette lettre ouverte était adressée, seulement trois nous ont répondu : deux nous ont assuré de leur soutien (la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam et le député Pierre Morel) et un, le député Jean-Jacques Urvoas, nous a cordialement invité de ne plus lui envoyer de messages !
Voilà où nous en sommes en France, aujourd'hui : défendre la langue française contre son assujettissement à l'anglais relève du parcours du combattant. On assassine, viole, bafoue, mutile notre langue partout dans les recoins de la maison et même dans le jardin, et tout le monde, ou presque, fait comme si de rien n'était. Circulez, il n'y a rien à voir, mais pourtant :
- Nos jeunes sont tellement imbibés d'anglais que lorsqu'ils chantent, la plupart chantent en anglais ; n'avez-vous pas remarqué cette tendance ?
- Nos cinéastes, quand ils ne tournent pas en anglais, aiment farcir leurs films de chansons en anglais (voir notamment « Les petits Mouchoirs », de Canet, le bien nommé), puis, à quoi bon aussi traduire les titres de film en français, "The lady", "The Artist", puisque c'est l'anglais qui est recommandé en France ; cautionnez-vous de telles pratiques ?
- Nos humoristes nous parlent de "stand up", de "one man show", de "one women show" ; cet abandon lexical vous fait-il sourire ?
- Nos savants et chercheurs doivent publier leurs travaux en anglais pour pouvoir obtenir des subventions tant françaises qu'européennes, êtes-vous au courant de cette obligation ?
- Certains ministères français reçoivent des documents de Bruxelles en anglais et ont ordre de ne pas les refuser, trouvez-vous cela normal ?
- L'Ifri, l'Institut Français des Relations Internationales, un organisme public financé avec nos impôts, diffuse de ses bureaux de Bruxelles des communiqués en anglais, organise des conférences en anglais, obligeant même les Français qui s'y expriment de s'y exprimer en anglais ; aviez-vous connaissance de telles infamies ?
- Aucun fournisseur d'accès à la Toile en France (Alice, AOL, SFR, Orange, etc.) n'emploie les mots français « courriel » et « infolettre », tous préfèrent les mots anglais "e-mail" et "newsletter" ; n'avez-vous rien à dire face à ce blocage inadmissible de mots français ?
- Parce qu'on ose plus demander de notices en français, pensant que de ne pas connaître l'anglais est une maladie, des radiothérapeutes à Épinal ont tué des patients et rendus handicapés à vie plusieurs dizaines d'autres ; avez-vous eu vent de ce scandale ?
- Nos soldats sont priés de parler anglais comme l'obligent l'Eurocorps, EuroGendFor et OTAN ; cet abandon linguistique, prélude, bien évidemment, à d'autres abandons, ne vous inquiète-t-il pas ?
- Nos publicitaires sont incapables d'aligner deux mots sans les truffer d'anglais. La publicité aujourd'hui, c'est d'abord la publicité de l'anglais ; toujours rien à dire ?
- Notre École pratique la discrimination linguistique puisque tout est fait autour de l'anglais au détriment des autres langues étrangères et de l'enseignement du français ; ce favoritisme pro-anglais et cette discrimination ne vous choquent-ils pas ?
- La francophonie est ignorée des médias. France 2, pour prendre un exemple, télévision de Service public, fait un reportage quasi quotidien, à la grand'messe du 20 heures, sur un fait divers qui se déroule en Grande-Bretagne, et oublie, ce faisant, comme par hasard, de nous informer sur ce qui se passe en Afrique francophone ou ailleurs en francophonie, n'avez-vous pas constaté cet ostracisme ?
- Si le drapeau européen est largement connu des Français et s'il est mis presque systématiquement à côté du drapeau français à chaque pavoisement, le drapeau de la Francophonie, lui, est totalement ignoré ; un drapeau qui représentera une communauté de plus de 750 millions de locuteurs francophones dans les années 2050 (Source UNESCO) et qui ainsi symbolise notre indépendance linguistique, ne mériterait-il pas plus d'honneur et de lisibilité, selon vous ?
- etc.
Bref, nous assistons en direct à un basculement linguistique et tout cela se fait sans que le peuple ait été mis au courant, sans qu'on lui ait demandé son avis, sans qu'on l'ait consulté.
Devant cette dictature qui avance à pas de velours, devant cette guerre qui ne dit pas son nom, il est temps, au nom des valeurs de la démocratie, de la liberté et des Droits de l'Homme - des valeurs que la classe politique française est si fière de vendre au monde entier -, qu'il soit organisé en France même, au nom de ces valeurs, un grand débat démocratique public sur la politique à adopter pour la langue française, pour la Francophonie, pour l'enseignement des langues étrangères dans nos écoles. Puis pour clore les débats, nous demandons que soit organisé un référendum qui posera clairement deux questions aux Français :
Question n°1 : Voulez-vous que la France devienne petit à petit, en deux ou trois générations, un pays anglophone (anglais obligatoire à partir de la maternelle, enseignement en anglais, bilinguisation français-anglais de toutes les annonces publiques et privées, etc.) ? Bulletin : Oui, je veux que la France devienne un pays anglophone.
Question n°2 : Voulez-vous que la France reste une nation francophone et joue, en cela, la carte de son indépendance linguistique en se tournant résolument vers la Francophonie et vers le plurilinguisme (enseignement pluriel des langues étrangères à l'école, sans que priorité soit donnée à l'anglais). Bulletin : Oui, je veux que la France reste une nation francophone.
Pour que cesse le pouvoir des "lobbyistes" anglo-saxons en France et en Europe, parce que le seul pouvoir légitime, c'est celui du peuple et parce que nous ne voulons pas de la dictature de velours qui est en train de se mettre en place partout, nous vous demandons, Monsieur le Député, qu'au lieu de collaborer à l'anglicisation ambiante, vous participiez plutôt à organiser à la place un référendum national sur la question linguistique.
Arrêtez l'hypocrisie avec l'anglais, mettez les cartes sur table, soyez honnête envers les Français, ne leur cachez pas le projet du basculement linguistique !
Dans l'attente de votre saine rupture avec la dictature des groupes de pression pro-anglais et de vous voir à l'œuvre dans l'organisation du référendum que nous demandons sur la question linguistique, nous vous transmettons nos salutations militantes et francophones.
Régis Ravat
Président de l'A.FR.AV (http://www.francophonie-avenir.com)
C'est toujours la même chose
Aussitôt qu'un projet dépasse le stade de la sollicitation, il y a plein de monde qui recule. Comment voulez-vous faire avancer les choses dans ces conditions? Un moment donné, il va falloir cesser de juste parler et faire des projets et réellement passer à l'action.
Ceux qui se pleignent parce que les écoles supérieures francophones n'ont pas l'anglais comme langue d'enseignement, bien pourquoi ne pas aller carrément dans une autre province y étudier? Moi, je n'ai pas à financer avec mes taxes l'anglicisation de nos étudiants et par la même occasion la banalisation de notre langue.
De plus, Q.S. dit que les immigrants n'ont pas à porter le poid de la francisation. Ah bon? Donc, on ne doit pas parler en français à nos immigrants et les intégrer à notre culture francophone. C'est ça qu'il dit là.
Ce n'est pas avec des quarts-de-mesure et avec si peu de conviction que les choses progresseront. Que le monde veuillent apprendre d'autres langues, je ne suis pas contre. Au contraire. Mais ça ne doit pas être une condition pour venir vivre au Québec.
Q.S., vous manquez encore de conviction là!
Oui aux langues secondes, non à l'anglicisation par les cégeps.
La loi 101 n’a pas été conçue contre le bilinguisme individuel, mais contre le bilinguisme institutionnel. Nous ne sommes pas contre l'apprentissage des langues secondesais étudier dans un cégep anglais,c'est beaucoup plus qu'apprendre l'anglais, c'est s'intégrer à une autre culture. Par ailleurs, vous avez entièrement raison.Qu’en est-il de la liberté de choix des citoyens qui financent avec leurs taxes et leurs impôts les institutions d’enseignement? Est-ce que les individus de toutes les régions du Québec n’ont pas la liberté de décider du financement qu’ils fournissent pour donner accès à de cégeps et des universités publiques anglophones aux allophones et aux francophones? Dans à peu près tous les pays, l’enseignement public se fait dans la langue de la majorité.
Loi 101 au CEGEP
Déception de QS. Durant la période estivale, j’ai moi-même rencontré plusieurs jeunes militants de QS qui semblaient être fiers de la proposition que le congrès de QS s’apprêtait à débattre sur la loi 101 au CÉGEP.
C’est par le blogue de Mario Beaulieu que j’apprend que la motion de la loi 101 au CEGEP est rejeté. Je crois que c’est de l’irresponsabilité d’une société de permettre a des citoyens francophones ou non, d’utiliser les fonds publiques pour se « payer » des cours en anglais. Selon moi, toutes les institutions d’enseignements publiques devraient être dans la langue de la majorité et au Québec c’est le français.
L’anglais ne devrait pas avoir plus de privilège que les autres langues minoritaires du Québec. Si des « québécois » veulent étudier en anglais, ils ont parfaitement le droit de le faire mais qu’ils le fassent avec leurs argents et non la mienne. Que mes taxes servent pour la francisation en non l’anglicisation graduelle de mon peuple
Manon Arsenault