Article de Fernand Daoust,ancien secrétaire général (1969-1991) et président (1991-1993) de la Fédération des travailleurs du Québec publié dans Le Devoir le 5 juillet 2012

Je [voudrais] faire quelques propositions qui me paraissent minimales, si nous avons à coeur de renverser la situation [concernant l’usage du français dans le milieu du travail] ; ce sont, selon moi, les revendications que nous devons formuler et défendre avec énergie.
35 ans après l’adoption de la Charte de la langue française, on doit faire une étude approfondie et un bilan de son application dans les milieux de travail. L’établissement de cet état des lieux permettra de prendre en compte les nouvelles réalités structurelles et organisationnelles des entreprises ; on pourra mieux cibler les gestes à poser pour contrer le laisser-faire et le fatalisme qui favorise l’anglicisation de ces lieux.
La Charte de la langue française, comme garante de notre identité culturelle, doit devenir un texte fondamental ; son application ne doit plus relever de la responsabilité d’un ministre, mais de l’Assemblée nationale. Les responsables des organismes encadrant l’application de la Charte devraient être nommés par l’ensemble des députés.
On doit, de toute urgence, financer substantiellement et donner des moyens d’intervention significatifs aux organismes et mécanismes de surveillance de l’application de la Charte.
Vous pouvez faire la différence!
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