Francisation: le PLQ sait très bien ce qu’il fait…

La ministre libérale Kathleen Weil profite du chaud soleil de l’été et de la passivité connue des citoyens envers l’actualité en général afin d’émettre que, oui, son gouvernement a peut-être été  » trop passif » envers la francisation des immigrants.

Un 11 juillet, les oiseaux chantent, le soleil brille, c’est cute.

Allez! Une petite campagne de publicité estivale afin de donner l’impression d’agir… « Oui, oui… La francisation est importante pour nous ». Je n’en crois pas un mot. S’il y a une personne au sein de ce gouvernement qui connait bien les tenants et aboutissants du dossier linguistique, c’est bien Kathleen Weil qui fut, pendant 5 ans, de 1985 à 1989, directrice des affaires juridiques de Alliance Québec, ce groupe de défense des droits des anglophones qui a mené une longue croisade contre la loi 101 et qui s’est battu contre tant de dispositions qui favorisaient la prédominance du français au Québec. On se souviendra de l’Arrêt Ford notamment (1988, Weil est alors à Alliance Quebec):

« Dans l’affaire Ford, la Cour suprême du Canada déclare que les articles 58 et 69 de la Charte de la langue française (Loi 101), qui imposent l’exclusivité du français en matière d’affichage commercial et de raisons sociales, sont incompatibles avec l’alinéa 2b) de la Charte canadienne des droits et libertés et l’article 3 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne (Québec). La liberté d’expression comprend la liberté de choisir la langue dans laquelle on veut s’exprimer. Le discours commercial fait partie de la liberté d’expression. Cette prohibition et cette exclusivité ne peuvent se justifier en vertu de l’article 9.1 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et de l’article premier de la Charte canadienne des droits et libertés. On n’a pas prouvé qu’il y avait nécessité d’imposer l’exclusivité. »

Impératif français veut que les francophones du Pontiac obtiennent des excuses

Le Mouvement Impératif français estime que les francophones de la région du Pontiac ont droit aux mêmes excuses que les Franco-Ontariens pour le régime d'anglicisation qu'ils ont subi au XXe siècle.

À la fin février, la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a présenté aux Franco-Ontariens des regrets officiels pour l'imposition en 1912 du Règlement 17 interdisant l'enseignement en français dans la province après la deuxième année du primaire. La mesure a finalement été mise au rancart en 1927.

Lancement d'un portail universitaire francophone de cours en ligne

L’Agence universitaire de la francophonie (AUF), qui fédère 817 établissements d’enseignement supérieur dans le monde, a officiellement lancé, vendredi 17 juin, un « métaportail » destiné à rassembler notamment les cours en ligne (gratuits) de ses membres volontaires.

Baptisé IDNeuf.org, il permet déjà d’accéder à plusieurs milliers de ressources pédagogiques, provenant d’universités de douze pays, deux du Nord – la France, avec IUTenligne notamment, et le Canada, avec les 400 cours de l’université du Québec – et dix du Sud. A titre d’exemples, l’université Gaston-Berger de Saint-Louis (Sénégal) propose un cours sur les sources du droit du cyberespace, la faculté de médecine de Sousse (Tunisie), un atlas de dermatologie et l’université polytechnique de Bobo Dioulasso (Burkina Faso), une analyse des populations des espaces fauniques. L’ Universidad de las Américas Puebla du Mexique soumet quant à elle un cursus en français sur le thème : « La publicité représente-t-elle la société et la culture d’un pays ? »

Réforme de l'orthographe: les dictionnaires ont tranché

Alors que la réforme de l'orthographe suscite toujours une importante controverse, comment les dictionnaires ont-ils choisi, pour 2017, entre nénuphar et nénufar, oignon ou ognon? Enquête.

Février 2016, les réseaux sociaux sont en émoi. On se bat à coups d'o[i]gnons, de nénuph[f]ars et de hashtags circonflexes. Pas de manifestation place de la République, mais une belle petite passe d'armes, tout de même, entre la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem et le secrétaire perpétuel de l'Académie française Hélène Carrère d'Encausse.  

Le tout à propos d'une réforme, ou réformette, selon les protagonistes, vieille de plus de... vingt-cinq ans, diligentée à l'époque par le Premier ministre Michel Rocard afin de biffer les incongruités et de faciliter l'apprentissage de la langue.