L'anglicisation du Québec touche tout le monde, selon le MQF

MARIANE BERGERON-COURTEAU | JOURNALDELEVIS.COM | 10/03/2015

La question de l'anglicisation du Québec peut sembler bien lointaine aux yeux des jeunes provenant des régions. C'est justement pour éveiller les étudiants à cette problématique qu'Éric Bouchard, du Mouvement Québec français (MQF), était de passage au Cégep de Lévis-Lauzon dans le cadre de sa tournée des régions.

«Les gens dans les régions n'en ont pas conscience, c'est comme si le problème n'existait pas. […] La question linguistique, c'est une question qui est large et on n'est pas dans les années 1960-1970, alors qu'ils en parlaient tellement à la radio et à la télé. Aujourd'hui, les jeunes n'ont aucune idée de cette question-là, à moins qu'ils ne soient Montréalais», lance d'entrée de jeu le conférencier quelques minutes après s'être adressé aux étudiants de l'établissement scolaire.

Français au tribunal : plainte contre le juge en chef

LIA LÉVESQUE | PRESSE CANADIENNE | 17/04/2015 

Deux groupes de défense des droits des francophones portent plainte au Conseil de la magistrature contre le juge en chef de la Cour supérieure dans le dossier de Me Frédéric Allali, cet avocat qui a dû demander à ce qu'un jugement rendu en anglais soit traduit en français.

Impératif français et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ont rencontré la presse, vendredi à Montréal, pour faire état de leur plainte au Conseil de la magistrature. Ils y affirment que le juge en chef de la Cour supérieure, François Rolland, a manqué à son devoir de réserve en commentant publiquement un sujet qui faisait l'objet d'un litige.

Lente agonie

TANIA LONGPRÉ | JOURNALDEMONTRÉAL | 01/04/2015

J’ai enseigné quelques mois dans une école primaire francophone, en banlieue de Vancouver, en Colombie-Britannique. Francophone cosmétiquèrent, disons. Les enfants ne parlaient qu’anglais dans la cour d’école et dans les couloirs. On devait élaborer un système d’émulation afin qu’ils utilisent le français hors de leur classe, quand ce n’était pas dans celles-ci. Leurs parents ainsi que mes collègues étaient majoritairement des Québécois expatriés. 

J’avais par contre une collègue camerounaise, nouvellement installée au Canada. Elle se désolait qu’après quelques mois, ses enfants délaissaient déjà leur français. Se plaignait qu’on lui avait dit que le Canada était bilingue, mais qu’elle avait découvert une ville anglophone. Il n’était pas surprenant que ses enfants soient aussi attirés par l’anglais puisque c’était la langue utilisée par leur communauté d’accueil, la langue de leurs nouveaux amis ou celle du dépanneur du coin. Le français lui ? Malheureusement inexistant. Dans les facteurs de motivation poussant un individu à apprendre une langue, on trouve la « vitalité de la communauté », soit l’influence du milieu : plus une langue est utilisée dans un emplacement géographique, plus on sera porté à l’utiliser.

Travailler en français: droit ou privilège?

JOSÉE LEGAULT | JOURNALDEMONTREAL.COM | 23/03/2015

Dans certaines circonstances, travailler en français, à Montréal, serait-il en train de passer du statut de «droit» à celui de «privilège»... à nouveau ?

La question peut sembler provocatrice... et pourtant, elle ne l’est malheureusement pas.

Le cas pitoyable du chantier du CHUM – Centre hospitalier universitaire de Montréal - en est un exemple de premier ordre. Pharaonique, à trois milliards de dollars, c’est le plus gros chantier hospitalier que l’on finance.

Or, comme le rapportent le Journal de Montréal et Le Devoir, le CHUM se bâtit en anglais. Pour la FTQ-construction, il est honteux de «voir les documents, courriers électroniques et plans de construction produits ou annotés en anglais par le consortium Construction santé Montréal (CSM)» - CSM étant chargé de la construction du CHUM en mode PPP – partenariat public-privé.