Le français est-il un handicap pour M. Coderre et le 375e de Montréal?

Montréal, 27 avril 2016 ─ Par la voix de sa porte-parole Sophie Stanké, le Mouvement Montréal français (MMF) invite la population montréalaise à se joindre à lui lors du prochain Conseil municipal, le 16 mai dès 18h30 à l’Hôtel de Ville, afin d’y exprimer vivement son mécontentement face à la Société du 375e qui, de manière éhontée, a entrepris de dénaturer le statut de Montréal comme métropole de langue française.

Le MMF est outré de constater, à la vue de photographies sans équivoque ayant circulé sur les réseaux sociaux, que la Société du 375e avec à sa tête Gilbert Rozon, «non seulement se fout du patrimoine français de notre métropole, mais bafoue délibérément le principe du français, langue commune, en plus de violer l’article premier de la Charte de la Ville qui édicte très clairement: «Montréal est une ville de langue française».»

L’anglais, langue nationale du Québec et de la …France ?

MARC CHEVRIER | VIGILE.QUÉBEC | 31/03/2016

Il arrive parfois que le très estimable représentant de sa Majesté la Reine du Canada, le gouverneur général, fasse des déclarations qui plongent la classe politique dans l’embarras. Ainsi en est-il de David Johnston qui, lors du discours du Trône du 16 octobre 2013, a avancé que le Canada est « une fédération où nos deux langues nationales nous confèrent un avantage inégalable dans le monde (1). » Peu de temps après, devant un comité de la chambre des Communes, le parti conservateur s’est enquis auprès du Commissaire aux langues officielles de la portée de l’expression « langue nationale », peu usitée au Canada, à laquelle on a préféré depuis la fin des années 1960 l’expression « langue officielle ».

Nouvelle loi sur l'immigration au Québec: un rendez-vous manqué

ANDRES FONTECILLA | QUEBEC.HUFFINGTONPOST.CA | 15/04/2016

La refonte de la Loi sur l'immigration au Québec aurait dû être une occasion pour le Québec de repenser notre relation à la migration internationale. Les personnes issues de l'immigration au Québec sont victimes de discrimination, d'abus au travail et de la non-reconnaissance de leurs acquis et compétences. Pis encore, les immigrants francophones subissent aujourd'hui les inégalités historiques vécues par les Québécois francophones.

Malheureusement, la nouvelle Loi sur l'immigration, adoptée la semaine dernière, passe à côté de ces défis importants. Elle détourne la mission du ministère de l'Immigration pour qu'il devienne une simple agence de placement entre gens d'ailleurs et employeurs d'ici.

Étonnamment, malgré son énoncé de principe, la loi contient seulement deux articles concernant la participation et l'intégration à la société québécoise. Il s'agit d'une loi opaque qui établit des catégories générales et un processus de sélection des candidats imprécis, dont l'essentiel sera défini par voie règlementaire. Ce mécanisme qu'utilise abusivement le gouvernement actuel contribue à l'érosion de la démocratie parlementaire.

Quant à la nouvelle politique et à sa stratégie d'action, dévoilées au début du mois de mars par la ministre Weil, elles contiennent de belles intentions, mais peu de mesures concrètes. Le financement des organismes en francisation et intégration sera-t-il à la hauteur de la croissance du nombre de personnes immigrantes admises par Québec? Nous en doutons.

Les francophones jugés plus sévèrement pour leur unilinguisme, dit Lebouthillier

MÉLANIE MARQUIS | LA PRESSE CANADIENNE | 12/04/2016

Les ministres unilingues francophones sont jugés plus sévèrement que leurs collègues unilingues anglophones, estime la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier.

À l’issue d’une réunion du cabinet, mardi, la députée de la Gaspésie a affirmé que les standards n’étaient « peut-être » pas les mêmes à cet égard.

La semaine dernière, le bureau de Mme Lebouthillier a décliné une entrevue avec la radio du service anglophone de Radio-Canada, la ministre étant trop peu à l’aise de s’exprimer dans la langue de Shakespeare.

Cette situation a laissé perplexes les auditeurs de l’émission « As it Happens », selon le réseau, qui a publié dans la foulée de ce refus un texte intitulé « Les ministres devraient-ils parler les deux langues officielles? ».