Le franglais et ce qu’il révèle

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MATHIEU BOCK-CÔTÉ
LE JOURNAL DE MONTRÉAL | 22 JUILLET 2014

 

Je retiens une première chose de la querelle sur Dead Obies, qui bien évidemment, dépasse ce seul groupe de musique, car ce qui frappe dans ce débat, ce n’est pas que ce groupe chante comme il chante, mais la manière qu’ont leurs partisans de les défendre et de les louer. La défense du franglais (non, même pas du bilinguisme, mais du franglais) est devenue une marque distinctive du modernisme identitaire, du progressisme branché. Ceux qui y voient quelque chose d’inquiétant sont de vilains réactionnaires figés dans l’âge de pierre. Et le conflit politique et social entre les langues n’existent plus. Celui qui rappellera pourtant l’existence de ce conflit sera accusé de pousser au repli identitaire. La gauche urbaine, bon chic bon genre, celle qui chante la diversité à tout prix et qui confond l’ouverture à l’autre avec le reniement de soi, n’a jamais été aussi éloignée de la gauche syndicale, travailliste, qui défend, par exemple, le droit des travailleurs à fonctionner en français. [....] comme si la définition de la langue commune, en société, n’était pas une question fondamentalement politique.


Franglais : ce que j’ai appris cette semaine

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MATHIEU BOCK-CÔTÉ
LE JOURNAL DE MONTRÉAL | 17 JUILLET 2014

 

J’ai publié dimanche dernier dans le Journal de Montréal une chronique sur le progrès du franglais au Québec. Je m’en désolais. On me l’a reproché. Ce que j’aurai compris de ma semaine? Pour bien des jeunes Québécois, le franglais n’est plus un problème, c’est une forme de métissage identitaire et d’hybridation linguistique qui témoigne de notre inventivité culturelle. D’ailleurs, les langues évoluent dans l’histoire […] Pas d’inquiétude, tout va bien. Dire le contraire, c’est confesser la tentation de l’intégrisme linguistique. Quant au simple souci de parler une langue à la fois, ce serait du purisme. Et le souci du mot juste est réactionnaire. Chic. C’est fou ce que le relativisme fait du bien.


Ceux qui tombent

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TANIA LONGPRÉ
LE JOURNAL DE MONTRÉAL | 21 JUILLET 2014

 

J’apprenais hier avec tristesse que la Librairie L’Écume des jours, sur la rue Saint-Viateur, fermait ses portes cette semaine. […] dans un quartier multiculturel comme le Mile-End, le livre francophone n’est pas particulièrement couru. Je dois l’avouer, Le Mile-End n’est pas un quartier que je fréquente assidument. Pourquoi ? J’aime me sentir un peu chez moi lorsque je suis dans un quartier, dans le Mile-End, je me sens plus au New Jersey qu’à Montréal.  En effet y vivent de plus en plus d’étudiants des universités anglophones avoisinantes. Ne nous leurrons pas : les anglophones ou les étudiants étrangers n’attendent pas en file indienne devant une librairie francophone pour se procurer le dernier essai québécois qui fait jaser, le plus récent roman de Dany Laferrière ou la dernière BD de « Paul ».


Un appel à la « reconquête de la langue française » : Discours d'Hélène Carrère d’Encausse, membre de l'Académie Française.

En France, la mère patrie, comme au Québec, foyer de la langue française des Amériques, l'usage présent de la langue française suscite de grandes inquiétudes.  


Fermeture de la dernière librairie francophone de Toronto

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ANNIE POULIN
ICI RADIO-CANADA | 17 JUILLET 2014

 

Les difficultés financières des librairies francophones, en Ontario, sont connues depuis longtemps. En juin dernier, la plus peuplée des provinces du pays, voyait déjà de lourds nuages bien noirs s'amonceler sur la tête des établissements. Aujourd'hui, on apprend que la Maison de la Presse internationale, va fermer. Il s'agissait de la dernière librairie francophone du territoire.