Article de La Presse Canadienne publié dans Branchez-Vous! le 15 janvier 2011
Des cadres unilingues anglophones à la Banque nationale et à la Caisse de dépôt et placement du Québec, un entraîneur unilingue anglophone derrière le banc du Canadien de Montréal; le dossier du français est revenu à l'avant-scène au Québec, croit l'Office québécois de la langue française (OQLF).
Alors que doit débuter lundi la deuxième vague de publicités de sa campagne de sensibilisation sur l'affichage commercial, la présidente-directrice générale de l'OQLF, Louise Marchand, estime que le nombre de plaintes déposées cette année devrait dépasser les 3661 déposées en 2010-2011.
En entrevue à La Presse Canadienne, elle a expliqué que les Québécois semblent maintenant plus sensibles en ce qui a trait au respect de la Charte de la langue française. Une hausse du nombre de plaintes a ainsi été observée, notamment concernant l'affichage commercial.
Mme Marchand défend également la méthode d'approche de l'Office concernant l'affichage commercial des entreprises en prônant la sensibilisation.
Elle rappelle cependant que l'OQLF n'hésitera pas à recourir aux tribunaux si des entreprises refusent de respecter la loi concernant l'affichage des marques de commerce utilisées comme noms d'entreprise.
Satisfait de constater une augmentation du nombre de plaintes, le président du Mouvement Québec français (MQF), Mario Beaulieu, croit cependant que l'Office devrait cesser de sensibiliser et plutôt faire respecter la Charte de la langue française.
Il estime qu'il est temps de sanctionner les contrevenants, rappelant que plusieurs études publiées au cours des dernières années ont suggéré un recul du français au Québec, notamment à Montréal.
Article de Robert Laplante publié dans L'Action National le 13 janvier 2012
Tous les assauts portés contre la loi 101, toute la guerre de propagande conduite contre la vocation intégratrice de la culture québécoise donnent aujourd’hui leurs fruits. Le combat linguistique est à reprendre. Il est à refaire non pas pour les raisons intrinsèques à notre situation démographique – nous sommes une poussière sur le continent et cela nous obligera toujours à la plus grande vitalité. Non, il est à refaire parce que notre régression politique est en passe de nous faire perdre des repères que nous pensions avoir pourtant bien plantés dans notre paysage idéologique et notre bagage culturel.
De démission tranquille en petites trahisons, du refus de combattre à l’engourdissement des réflexes devant les effets combinés de la défense velléitaire et de l’assaut sournois sur toutes les institutions mené par Ottawa et des phalanges de saboteurs payés pour instiller le consentement à la minorisation, le Québec se retrouve maintenant dans une inquiétante vulnérabilité. Et ce n’est pas d’abord une affaire de négligence et de manque de vigilance et de laxisme. C’est une affaire de pouvoir. Ottawa a repris l’initiative politique et conduit depuis des décennies une guerre psychologique et de propagande qui est parvenue à saper les bases du consensus sur lequel s’est construite, jadis, l’adhésion à la loi 101. Non seulement la guérilla juridique incessante qu’il lui a menée est-elle parvenue à l’émasculer, mais encore et surtout, le nation building et une agressive politique d’indirect rule ont-ils fait porter les attaques sur les ressorts mêmes de la culture québécoise, de sa mémoire, de sa dynamique identitaire et de ses aspirations à se poser comme Référence et Norme de sa vie sociale, politique et symbolique.
Les élites politiques québécoises ont perdu l’initiative et toutes les batailles parce qu’elles ont refusé de combattre. Cédant aux très anciennes peurs et au refus de se penser dans l’hostilité, elles se sont consolées dans les demi-mesures. Par un télescopage malsain, le réflexe minoritaire de l’éternelle minimisation des pertes a renforcé la peur de la confrontation pour laisser accepter la lente érosion des pouvoirs de la loi 101 originelle. Au lieu de riposter aux jugements de la cour étrangère par l’adoption d’une nouvelle loi 101 qui aurait consacré le conflit des légitimités, les gouvernements, les uns après les autres, se sont accommodés des reculs, chaque fois se disant qu’il ne s’agissait que d’un petit recul, que l’essentiel n’était pas atteint, etc. Résultat, non seulement il ne reste plus rien de la loi, sa matrice culturelle a été évidée.
Article publié dans 98,5fm sports le 13 janvier 2012
Le nouvel attaquant du Canadien, Rene Bourque, sait qu'il décevra plusieurs amateurs québécois qui apprendront qu'il ne parle pas français.
«Je suis dans le trouble, car je ne parle pas français, même si j'ai probablement le nom le plus français de toute l'équipe !» a dit le nouveau numéro 27 du Tricolore en blaguant avec les journalistes de Calgary avant son départ.

Le joueur de 30 ans est originaire de Lac La Biche en Alberta.
«Je me souviens de quelques mots appris à l'école, mais c'est tout. Je vais devoir l'apprendre maintenant et je veux le faire, a-t-il ajouté comme pour rassurer ses futurs partisans. J'ai toujours aimé joué à Montréal et maintenant je fais partie de l'équipe.»
Il s'en doutait quand le DG des Flames l'a contacté
«Je me dirigeais au gymnase pour me réchauffer en vue du match (jeudi soir contre Anaheim) quand on m'a demandé d'aller rencontrer le directeur général. Sur mon chemin vers l'aréna, j'avais entendu que Cammalleri avait été retiré du match. Je savais pas mal à ce moment-là que je m'en allais à Montréal.»
Pierre Gauthier a confirmé à Bourque qu'il tentait d'obtenir mes services depuis quelques semaines.
«Je sais que l'équipe éprouve des problèmes et j'entendrai beaucoup de choses au cours des prochains jours.»
Le point de presse de Rene Bourque avant son départ de Calgary
Article de La Presse Canadienne publié sur Branchez-vous le 12 janvier 2012
Le Conseil du patronat veut encourager les entreprises québécoises à donner une plus grande place au français en recourant à un argument bien tangible: c'est bon pour les affaires.
Le regroupement des employeurs lancera sous peu une campagne pour inciter les entreprises à utiliser davantage le français comme langue de travail et dans les communications avec leurs clients.
«On croit que les employeurs au Québec doivent non seulement respecter (la Charte de la langue française), mais qu'il y a aussi un intérêt économique pour eux de favoriser le français», a expliqué jeudi le président du Conseil, Yves-Thomas Dorval, en marge d'un discours prononcé à Montréal.
Le Conseil du patronat organisera notamment, en septembre, un colloque pour faire prendre conscience aux entreprises des avantages de fonctionner en français.
«Les gens n'aiment pas se faire dire quoi faire, mais ils apprécient qu'on partage avec eux des réussites», a précisé M. Dorval.
Celui-ci a assuré que l'initiative ne constituait pas une réaction au vif débat sur le statut du français qui a éclaté l'automne dernier. Le quotidien La Presse a notamment révélé que la Caisse de dépôt et placement et la Banque Nationale (TSX:NA) comptaient dans leurs rangs des vice-présidents ne maîtrisant pas le français.
Article de Bertrand Raymond publié sur RDS.ca le 11 janvier 2012
Le propriétaire Geoff Molson et le directeur général Pierre Gauthier, responsables de cette gaffe disgracieuse, avaient encaissé une bonne volée de critiques et même d'injures dans certains cas. Dans un communiqué laconique, M. Molson avait présenté une certaine forme d'excuse. Il avait écrit à mots à peine couverts que l'erreur sera corrigée et que Cunneyworth ne sera pas derrière le banc quand s'amorcera la prochaine saison. Une remarque que Gauthier s'était senti obligé d'appuyer dans son dernier point de presse.

Qu'est-ce que le Mouvement Québec français et le Mouvement Montréal français voulaient de plus, samedi soir? Que Molson et Gauthier viennent s'immoler devant eux sur le trottoir? Ils avaient compris qu'ils avaient erré bien avant que ces deux organismes en mal de visibilité s'amènent avec leurs pancartes et leurs petits drapeaux.
S'ils avaient déclaré que c'était à prendre ou à laisser et que Cunneyworth était leur homme, que cela plaise ou non à leur clientèle, cette manifestation aurait été 100 fois plus enflammée et justifiée. Ils avaient déjà avoué leur erreur. Parce qu'il n'y avait pas de solutions miracles dans les circonstances, ils s'étaient joyeusement mis les pieds dans le plat. Pensez-vous qu'ils n'en sont pas conscients encore aujourd'hui?
Article d'Akos Verboczy publié dans le journal Métro le 10 janvier 2012
L'idéal de la Charte de la langue française était en apparence atteint, mais en réalité, l'usage du français était réservé aux salles de cours ainsi qu’à de petits cercles d'amis plus ou moins cools, composés surtout de Libanais, Vietnamiens, Latinos, Haïtiens et d’un marrant petit Hongrois que je vous souhaite de rencontrer un jour. Autrement, la langue dominante de la vie quotidienne était l’anglais. Par la magie des rapports de force, c’est lui qui faisait autorité, qui était la langue des winners, même si dans les faits tous les élèves savaient parler français.
De toute façon, pour la très grande majorité de mes camarades, ces années sous le régime de la Loi 101 n’étaient qu’un passage obligé avant de poursuivre leur chemin vers un cégep, une université et un job qui fonctionneraient bien entendu dans la langue internationale des affaires (le fun). Au mieux, elles furent une belle occasion, peut-être la seule, pour apprendre le «parler de circonstance» du Québec et découvrir «les chants rauques de nos ancêtres et le chagrin de Nelligan».
Vous comprendrez que «d’imposer le français» dans cet univers était une ambition toute relative et ce l’est encore davantage aujourd’hui. En ces lieux, le Docteur Laurin en personne n’aurait osé proposer bêtement que «l’école devienne 100% francophone» comme cela a été injustement reproché dernièrement à la CSDM. Une «camisole de force» oh mon Dieu! dangereuse qu’on dénonçait dans les pages du Devoir, mais que personne – je vous l’assure – n’envisage sérieusement en de termes aussi simplistes.
Lettre de Réal Gingras publié dans Le Devoir le 7 janvier 2012
Il y a autre chose sur le fait de vouloir faire parler le français aux élèves dans les écoles de la CSDM. Commençons d'abord par son personnel.
Un parent arrive à l'école. Ce parent a pour langue maternelle, disons, le tagalog (langue parlée aux Philippines). Ce parent, très souvent, a l'anglais pour langue seconde. Le responsable du secrétariat, pour abréger, le recevra donc en anglais, la langue seconde de la plupart des employés.
L'enseignant qui rencontre ce parent le fera aussi en anglais langue seconde.
On se retrouve donc avec deux personnes qui utilisent l'anglais langue seconde pour communiquer avec un parent. Cela est très répandu chez le personnel de la CSDM. Quel message est envoyé ici? Le Québec est-il un territoire bilingue?
Lettre de Pierre Demers publié dans Le Devoir le 10 janvier 2012
Il n'y a pas que le hockey. Ça ne fait rien que ce soit en anglais?
Dans nos universités et nos écoles d'ingénieurs qui publient leurs découvertes en anglais, pour être sûres qu'elles profitent en toute commodité à nos concurrents étrangers?
Et ainsi prospère le bilinguisme anglo-français, garantie de mort des communautés francophones à terme, encouragé par nos gouvernements et par l'opinion publique.
Il faut que ça change.
Article de Richard LeHir publié dans Vigile le 9 janvier 2012
Non à l’extermination culturelle et au totalitarisme de la langue unique
« Il y a plus de mots anglais désormais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands à l’époque de l’Occupation. »
Michel Serres, philosophe français
Vers le milieu des années des années 2000, ayant eu l’occasion de faire plusieurs séjours rapprochés en France sur une période assez courte, j’avais été stupéfait de constater l’envahissement de l’anglais dans toutes les sphères d’activité, au point d’écrire au président Chirac pour lui faire part de mon trouble et mon inquiétude devant cette situation.
À peine venais-je de recevoir un accusé de réception de son chef adjoint de cabinet m’informant que ma lettre avait été transmise pour réponse au ministre de la Culture et de la Communication que le Figaro publiait un article de Maurice Druon intitulé « Non assistance à langue en danger » dans sa chronique « Franc-parler », confirmant non seulement mes propres observations, mais rajoutant en plus des éléments d’information que j’ignorais et qui permettaient d’établir un portrait encore plus sombre.
J’entrepris alors d’écrire de ma plus belle plume à Maurice Druon (ce n’est pas tous les jours qu’on écrit à un membre de l’Académie française dont il était de surcroît alors secrétaire perpétuel honoraire !) pour lui faire part de mon incrédulité et de ma conviction que l’Académie avait sûrement de gros moyens d’action pour entreprendre une vaste campagne de sensibilisation. À ma grande surprise, Druon me répondit très rapidement pour m’apprendre que
« C’est une erreur de croire que l’Académie française a les moyens d’organiser de vastes campagnes. Je crois avoir exposé dans mon article que l’État ne lui en donne pas les fonds et que, d’autre part, les grands médias ne lui portent pas une suffisante attention. »
Ceux d’entre vous que cet échange de correspondance pourrait intéresser en trouveront les pièces ici.
J’avais par la suite continué à observer avec tristesse la situation se dégrader en me demandant de plus en plus s’il n’y avait pas une stratégie délibérée du gouvernement français de favoriser une transition progressive du français à l’anglais. Cette impression avait été particulièrement renforcée par la parution en France en mars 2010 d’un ouvrage intitulé « Mainstream » sous la signature d’un olibrius du nom de Frédéric Martel.
Je n’allais en prendre connaissance que quelques mois plus tard en lisant Le Point. J’avais immédiatement écrit pour Vigile un commentaire intitulé « Colonisé, cocu et content » que je me permets ici de reprendre au complet tant il est pertinent dans le contexte d’événements actuels.
« Nous y voilà ! L’anglomanie rampante se montre maintenant à visage découvert, et la France, terre des « Lumières », semble en pleine panne de courant au moment où Flammarion publie« Mainstream », une « enquête sur la culture mondialisée » , comme si une telle chose pouvait ne pas être une autre Tour de Babel dont la bible nous raconte justement le sort pitoyable.
Blogues de Stéphane Laporte publié dans La Presse le 9 janvier 2012

Il y a quelques semaines, je m’offusquais qu’on se demande pourquoi chanter en français, et voilà que je vais encore plus loin: pourquoi parler français?
C’est que certaines réactions suscitées par le débat sur la sauvegarde du français au Québec, et surtout à Montréal, commandent un tel questionnement.
Pour de plus en plus de gens, une langue n’est qu’un code. Un outil interchangeable.
Si c’est plus pratique parler anglais, parlons anglais.
Si c’est plus pratique parler chinois, parlons chinois.
Dans ma chronique de samedi dernier, je donne ma définition de la langue française:
Une langue, ce n’est pas seulement un ensemble de sons et de symboles qui permettent de parler au cellulaire et d’envoyer des textos. Une langue, c’est l’empreinte du coeur de ceux qui la parlent. C’est le répertoire des réflexions, des émotions, des expériences et des rêves partagés par une communauté. Notre langue n’est pas meilleure que celle des autres, mais c’est la nôtre. C’est notre vécu. C’est à nous qu’elle parle. Bien au-delà des mots. Nos rires, nos pleurs, nos soupirs sonnent français. Et si on est fier de ce qu’on est, on est fier de la langue qui nous a permis de devenir ce que nous sommes. Notre réalité, c’est en français que nous l’avons nommée. Que nous nous la sommes appropriée.
Quelle est la votre ?
Chroniques de Stéphane Laporte publié dans La Presse le 8 janvier 2012
Ça s'appelle le respect. R-E-S-P-E-C-T comme l'épelle Aretha Franklin dans sa chanson. Ça tombe bien, c'est le même mot en français et en anglais, alors tout le monde devrait le comprendre.
On gagnera peut-être quelques matchs de hockey, mais on aura perdu notre identité.
Une langue, ce n'est pas seulement un ensemble de sons et de symboles qui permettent de parler au cellulaire et d'envoyer des textos. Une langue, c'est l'empreinte du coeur de ceux qui la parlent. C'est le répertoire des réflexions, des émotions, des expériences et des rêves partagés par une communauté. Notre langue n'est pas meilleure que celle des autres, mais c'est la nôtre. C'est notre vécu. C'est à nous qu'elle parle. Bien au-delà des mots. Nos rires, nos pleurs, nos soupirs sonnent français. Et si on est fier de ce qu'on est, on est fier de la langue qui nous a permis de devenir ce que nous sommes. Notre réalité, c'est en français que nous l'avons nommée. Que nous nous la sommes appropriée.
On peut sous-titrer les propos du coach unilingue, mais la passion va se perdre dans la traduction. Pour établir un contact direct, il faut regarder les yeux de celui qui nous parle, pas le texte en bas de l'écran. Le hockey est trop rassembleur au Québec pour que le chef d'orchestre ne puisse interagir avec nous. Nous aussi, nous faisons partie de l'équipe. Nous aussi, nous voulons jouer notre partition. Nous voulons voir notre leader de face. Pas de dos.
Et c'est ainsi pour le coach du Canadien comme pour tous ceux qui ont un rôle public ici, chez nous, avec nous.
Nous respecter, c'est nous permettre de comprendre.
L'union vient de la compréhension.
La vague qu'a provoquée le cafouillage dans la nomination de Randy Cunneyworth a tout de même quelque chose d'un peu rassurant.
Nous sommes encore sensibles. Nous sommes encore vivants. Et le français aussi. Pour le moment.
Une équipe de hockey le sait bien: pour gagner, il faut se faire respecter.
Article d'André Pratte publié dans La Presse le janvier 2012
Il ne s'agit pas d'être alarmiste. Il n'y aura pas d'«assimilation fulgurante» des francophones, comme l'a prédit récemment l'ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Mais la situation commande la vigilance.
Depuis la Révolution tranquille, les Québécois francophones ont laissé la préservation de leur langue à l'État. Cela a abouti à l'adoption de la Charte de la langue française. Aujourd'hui - la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a raison -, il faut un «coup de barre». Le PQ et les manifestants de samedi soir prônent un «renforcement de la loi 101». À notre avis, cette approche n'est pas la bonne. Il y a une limite, dans une société libérale, aux moyens que l'État peut déployer pour régir la vie des gens.

Le «coup de barre» doit venir des Québécois francophones eux-mêmes. S'ils sont dirigeants d'entreprise, ils doivent s'assurer que l'internationalisation de leurs affaires n'entraîne pas l'adoption systématique de l'anglais comme langue de travail. S'ils sont clients, ils doivent exiger d'être servis en français. Ils doivent aussi faire connaître leur mécontentement aux Payless ShoeSource et Got-Junk de ce monde. Surtout, les Québécois doivent manifester leur affection pour la langue française en la parlant et en l'écrivant impeccablement.
Et le Canadien? Qu'arrivera-t-il si, sous la direction de M. Cunneyworth, l'équipe se redresse? On devrait alors suivre le sage conseil d'Yvan Cournoyer: «Si on l'encourage et qu'on le laisse se concentrer pour le moment sur le hockey, peut-être qu'on aura un jour un super pilote pour l'équipe. Peut-être aussi qu'on aura gagné un anglophone de plus à parler notre langue.»
Souhaitons entre-temps que la direction de l'équipe et celles des autres grandes entreprises québécoises auront tiré un enseignement des événements des dernières semaines. Sinon, personne ne sera mieux placé que leur clientèle pour les rappeler à l'ordre.
Voir dans La Presse
Article publié sur Canoé.ca le 7 janvier 2012
M. Beaulieu avait dit en entrevue que «c'est le temps de descendre dans la rue et de manifester». Selon lui, la nomination de Randy Cunneyworth est venue s'ajouter à d'autres éléments dérangeants, comme le fait qu'il y a trop peu de joueurs francophones au sein de l'équipe et qu'il y a, selon lui, trop de musique anglophone diffusée dans l'amphithéâtre lors des matchs. Une telle décision représente selon lui un «affront» et un «manque de respect» pour les amateurs francophones du club.
«Voilà qu'on nomme un entraîneur-chef qui ne parle pas un seul mot de français. Même pas "bonjour". Le club de hockey et son amphithéâtre sont pourtant deux entreprises qui sont soumises à la loi 101 qui fait du français la seule langue commune au Québec.»
Le président du MQF a soutenu que tant la langue que la compétence doivent être considérées lorsque le moment vient de nommer un nouvel entraîneur pour le Tricolore.

«La langue, ça fait partie de la compétence», a soutenu Mario Beaulieu, tout en ajoutant qu'il y a des entraîneurs francophones québécois «très compétents».
Article d'Audrey Gauthier publié dans le journal Montréal Express le 7 janvier 2012
« Le français est en jeu : passons à l'offensive », déclarent le président du Mouvement Québec français (MQF), Mario Beaulieu et le porte-parole du Mouvement Montréal français (MMF), le comédien, Denis Trudel en invitant la population à marquer un but en demandant au club de hockey Les Canadiens de Montréal de se franciser. À cet effet, des milliers de drapeaux seront distribués aux partisans pour démontrer au club Les Canadiens qu'il bénéficie d'un appui important des Québécois dont il devrait tenir compte.
Cette manifestation se tiendra juste avant la partie de hockey, le samedi 7 janvier, de 17 h à 19 h, à l'entrée du Centre Bell (1909, rue des Anciens-Canadiens (Drummond/René-Lévesque))
Le président du MQF, Mario Beaulieu, explique : « L'annonce d'un nouvel entraîneur unilingue anglophone a eu l'effet de la goutte d'eau qui fait déborder le vase de l'anglicisation du fonctionnement du club de hockey Les Canadiens de Montréal. Les dirigeants des Canadiens de Montréal ne respectent aucunement le statut du français en tant que langue commune au Québec: la musique d'ambiance diffusée au Centre Bell est en anglais. Toutes les annonces faites au micro sont intégralement bilingues. Il ne reste plus que deux ou trois joueurs francophones au sein de l'équipe. Et voilà qu'on nomme un entraîneur-chef qui ne parle pas un seul mot de français. Même pas “Bonjour”. Le club de hockey et son amphithéâtre sont pourtant deux entreprises qui sont soumises à la Loi 101 qui fait du français la seule langue commune au Québec. »
Article publié dans HABSolumentFAN le 8 janvier 2012
« Nous remettrons des drapeaux du Québec aux partisans du Canadien qui, en les agitant pendant la partie de hockey, pourront ainsi faire connaître leur opinion », avait indiqué le président du MQF, Mario Beaulieu.

M. Beaulieu avait dit en entrevue que « c'est le temps de descendre dans la rue et de manifester ».
Selon lui, la nomination de Randy Cunneyworth est venue s'ajouter à d'autres éléments dérangeants, comme le fait qu'il y a trop peu de joueurs francophones au sein de l'équipe et qu'il y a, selon lui, trop de musique anglophone diffusée dans l'amphithéâtre lors des matchs. Une telle décision représente selon lui un « affront » et un « manque de respect » pour les amateurs francophones du club.
« Voilà qu'on nomme un entraîneur-chef qui ne parle pas un seul mot de français. Même pas “bonjour”. Le club de hockey et son amphithéâtre sont pourtant deux entreprises qui sont soumises à la loi 101 qui fait du français la seule langue commune au Québec. »
Le président du MQF a soutenu que tant la langue que la compétence doivent être considérées lorsque le moment vient de nommer un nouvel entraîneur pour le Tricolore.
« La langue, ça fait partie de la compétence », a soutenu Mario Beaulieu, tout en ajoutant qu'il y a des entraîneurs francophones québécois « très compétents ».
Article de Robert Laflamme de la Presse Canadienne publié dans La Presse le 7 janvier 2012
Yvan Cournoyer estime que le sport et la politique font un très mauvais ménage. L'ancienne grande vedette du Canadien s'explique mal tout le tollé que la nomination d'un entraîneur unilingue anglophone suscite au Québec, et il demande aux mécontents de cesser de tirer à boulets rouges sur l'organisation.
«J'aimerais que les gens se calment, a lancé Cournoyer, samedi. Donnez donc une chance au gars. Ça ne fait même pas un an qu'il est arrivé à Montréal, et on voudrait qu'il parle le français. Ça ne fait pas de sens.»

Cournoyer a fait cette déclaration dans le cadre de l'arrêt au Centre Bell de la caravane du chandail du héros de la Série du siècle de 1972, Paul Henderson. Cournoyer et Henderson étaient accompagnés du légendaire gardien de l'Union soviétique, Vladislav Tretiak.
Cournoyer, un rapide patineur qu'on surnommait le «Road Runner» à l'époque, a dit souhaiter que la manifestation organisée par le Mouvement Montréal français ne vienne pas déconcentrer les joueurs du Canadien, avant leur match important contre le Lightning de Tampa Bay.
Le Mouvement Montréal français a distribué des drapeaux du Québec aux amateurs, les invitant à les agiter pendant le match afin de manifester leur indignation.
Pour lui, l'engagement sur une base intérimaire de Randy Cunneyworth à la place de Jacques Martin ne pose pas de problème.
«Personnellement, a-t-il déclaré, j'ai toujours trouvé que le sport et la politique n'allaient pas ensemble.»
Communiqué de presse publié sur CNW Telbec le 7 janvier 2012
« Cessons de jouer défensif et passons à l'offensive, il ne faut plus accepter que la langue française soit reléguée au second plan au Québec. C'est une question de justice sociale pour le peuple québécois et de fierté nationale ! » a fait valoir le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, en s'adressant aux centaines de manifestants qui remettaient des milliers de drapeaux du Québec aux partisans du club de hockey Les Canadiens avant le match aujourd'hui à Montréal.
Monsieur Beaulieu était accompagné du porte-parole du Mouvement Montréal français, Denis Trudel et de Robert Sirois, ex-joueur professionnel et auteur du livre « Le Québec mis en échec » sur la discrimination envers les Québécois dans la Ligue nationale de hockey.
« La nomination d'un entraîneur-chef unilingue anglophone par Les Canadiens de Montréal, a affirmé Mario Beaulieu, ce n'est que la pointe de l'iceberg d'une culture d'entreprise où les dirigeants transgressent allégrement la loi 101 en imposant le travail en anglais seulement. À peine deux joueurs réguliers sont francophones; la musique d'ambiance était totalement en anglais jusqu'à mercredi dernier; les annonces sont bilingues sans prépondérance du français et ce, malgré la loi 101; il y a belle lurette qu'un capitaine de l'équipe ne s'est pas adressé en français à ses supporteurs.» « Devant tous ces constats, on se dit que dorénavant le Canadien devrait perdre son surnom de Sainte-Flanelle pour Holy Tweed ! Le club de hockey et le centre Bell doivent respecter le statut du français comme langue commune et respecter la législation québécoise » déclare Denis Trudel.
« Nous demandons au club Les Canadiens d'agir rapidement pour respecter sa clientèle québécoise. Nous n'excluons pas de poursuivre nos actions ou d'appuyer activement le mouvement de boycott des produits Molson. Nous avons aussi reçu des plaintes relativement à d'autres secteurs sportifs » font valoir les organisateurs. Ils ajoutent : « Il faut être vigilant et continuer à défendre et à promouvoir notre langue; défendre notre langue, c'est défendre notre identité, notre fierté. C'est une question de survie pour une nation qui ne forme que 3 % de la population dans une mer nord-américaine d'anglophones». Robert Sirois fait valoir : « Depuis 1970, tous les instructeurs québécois qui ont fait carrière dans la Ligue nationale de hockey ont débuté leur carrière dans l'organisation des Canadiens ou des Nordiques (sauf Denis Savard). Si les Canadiens de Montréal n'engagent plus de Québécois, qui le fera ? »
Monsieur Beaulieu et Denis Trudel ont expliqué que cette manifestation pacifique est une suite logique des manifs éclairs qui se sont tenues cet automne pour dénoncer l'anglicisation des stations de radio, de l'affichage commercial et de l'administration publique. Ces activités de mobilisation se poursuivront avec la nouvelle année, notamment par une campagne de protestation contre l'anglicisation de la Banque Nationale, les services de santé, etc.
Article de La Presse Canadienne publié sur 98,5.ca et dans le Journal Métro le 7 janvier 2012
Quelques centaines de partisans de la Sainte-Flanelle et défenseurs du fait français au Québec s'y étaient donnés rendez-vous, peu de temps avant le début de la partie opposant le Canadien au Lightning de Tampa Bay.
Malgré un froid mordant, ils étaient plus de 500, selon les organisateurs, à être venus exprimer leur mécontentement face à la récente nomination d'un entraîneur unilingue anglophone, Randy Cunneyworth, à la tête du club de hockey montréalais.

Le président du MQF, Mario Beaulieu, a soutenu que le déplacement de personnes au centre-ville prouvait que les Québécois étaient sensibles à l'anglicisation de l'unique club de hockey professionnel de la province. Il a ajouté que la direction du Canadien devrait témoigner d'un plus grand respect à l'égard de sa principale clientèle, compte tenu de l'importance accordée au hockey dans la Belle Province, qu'il a qualifié de «religion».
L'auteur Yves Beauchemin, qui était également sur place, a déclaré qu'il était temps, pour le Québec, de choisir s'il tener à demeurer francophone ou non. L'écrivain de 70 ans a souligné au passage ce qu'il a qualifié de médiocrité généralisée de la classe politique. Il a aussi déploré le fait que le premier ministre Jean Charest doive pratiquement quémander, selon lui, que la population soit servie en français.
Chroniques de Christian Dufour publié dans le Journal de Montréal le 8 janvier 2012
L'année 2011 a été marquée par des incidents linguistiques culminant avec l'engagement d'un entraîneur unilingue anglophone par le Canadien. Qu'est-ce qu'on fait maintenant? Occupy Wall Street montre que l'indignation ne mène pas loin sans relais institutionnel.
Quelle est la mesure réelle du problème? L'alarmisme n'est pas mieux que le jovialisme, surtout quand il est conjugué au défaitisme généralisé des faiseurs d'opinions et de la population. Il est ridicule de prétendre que Montréal - où la vie se déroule pour la plus grande part en français - est perdu pour les francophones. Ces derniers peuvent provoquer d'eux-mêmes ce dont ils ont trop peur.
Il ne faut pas tout mélanger non plus. Un vérificateur fédéral qui ne parle pas français ne soulève pas les mêmes principes que des cadres unilingues anglais à la Banque Nationale ou un entraîneur de hockey.
Les francophones
Ce qui est en jeu, ce n'est pas l'unilinguisme français craint par ma collègue Nathalie Elgrably-Lévy, mais bien la nouvelle relation à élaborer avec cette vieille langue québécoise qu'est l'anglais. Cela, dans l'optique d'une claire prédominance du français non négociable, mais qui ne saurait prendre la même forme à Rimouski que dans le West Island.
J'écrivais en 2008 dans Les Québécois et l'anglais - Le retour du mouton que ce sont des francophones - souvent des souverainistes - qui feront de plus en plus problème dans le dossier linguistique. L'enjeu de la plus ou moins grande prédominance du français dans les différents secteurs est en train de devenir plus important que celui du fédéralisme.
Article et reportage Marie-Christine Valois publié sur Radio-Canada le 7 janvier 2012
Selon le président du MQF, la nomination de Randy Cunneyworth pour remplacer Jacques Martin est un affront au statut du français comme langue commune au Québec.
Mario Beaulieu y voit « la goutte qui fait déborder le vase » alors que déjà, souligne-t-il, l'usage de l'anglais est prédominant pendant les parties de hockey, tant dans la musique d'ambiance que dans l'animation. Il déplore en outre la quasi-absence de francophones dans les rangs du Canadien.

« C'est inacceptable. [...] Le poste d'instructeur du Canadien est un poste encore plus médiatisé que le premier ministre du Québec [...] On est ici ce soir pour dire : ''respect'' », poursuit le porte-parole du MMF, le comédien Denis Trudel. Selon M. Trudel, cette nomination est un signe supplémentaire du déclin du français au Québec, illustré notamment par l'usage de l'anglais à la Caisse de dépôt et placement du Québec et à la Banque Nationale.
L'ex-joueur de la Ligue nationale de hockey (LNH) Robert Sirois, auteur du livre Le Québec mis en échec, était aussi de la manifestation. Son ouvrage soutient que les francophones sont victimes de discrimination dans la LNH.
Article de Valérie Simard publié dans la Presse le 8 janvier 2012
Le drapeau du Québec était plus visible que le logo du Canadien samedi soir, à l'entrée du Centre Bell. Avant le match opposant le Tricolore au Lightning de Tampa Bay, quelques centaines de manifestants se sont massés devant l'amphithéâtre pour exiger que le club montréalais démontre un plus grand respect envers la langue française.

«Quand un entraîneur est incapable de nous dire en français pourquoi ils ne sont pas bons, c'est inacceptable!, a lancé le porte-parole du Mouvement Montréal français (MMF), le comédien Denis Trudel.
«On dirait qu'on a oublié que le français est menacé, a remarqué Charlie Pellegrin, une jeune militante du Mouvement Montréal Français qui a l'anglais comme langue maternelle. Le fait qu'on soit juste 500 alors qu'il y a un million de personnes qui regardent chaque partie de hockey, c'est un peu triste.» Plusieurs spectateurs ont néanmoins accepté les drapeaux du Québec distribués par les manifestants qui les invitaient à brandir le fleurdelisé pendant la partie.
Mario Beaulieu croit que la nomination d'un entraîneur-chef unilingue anglophone par le Canadien de Montréal est la goutte qui a fait déborder le vase. «Depuis plusieurs années, il y a une anglicisation qui se développe à l'intérieur du Canadien, a-t-il constaté. C'est une culture d'entreprise qui ne respecte pas le statut du français comme langue commune». Mario Beaulieu a aussi déploré que la musique d'ambiance diffusée au Centre Bell soit majoritairement en anglais et qu'il ne reste plus que deux joueurs francophones au sein de l'équipe. «Il y a plus de joueurs québécois au sein du Lightning de Tampa Bay!», s'est-il exclamé.
Présent au rassemblement avec sa conjointe Édith Cochrane, le comédien Emmanuel Bilodeau a demandé qu'une sorte de discrimination positive soit faite à l'endroit des joueurs francophones. «Je me désengage progressivement du Canadien, a déclaré celui qui a incarné René Lévesque au petit écran. Si c'était une équipe de francophones perdante, je serais quand même là à tous les matchs. Je les supporterais et j'adorerais mon équipe. La Coupe Stanley, ce n'est pas une fin en soi. L'important ce n'est pas de gagner ou même de faire les séries. L'important, c'est qu'à chaque match, on ait de grandes émotions et qu'on s'identifie à l'équipe.»
Article de La Presse Canadienne publié dans Le Devoir le 7 Janvier 2012
Le Mouvement Montréal français (MQF) a distribué des drapeaux du Québec aux amateurs, les invitant à les agiter pendant le match, afin de manifester leur indignation. «Il faut démontrer au club Les Canadiens qu'il bénéficie d'un appui important des Québécois, dont il devrait tenir compte», selon le communiqué du MQF.

Pour le président du MQF, Mario Beaulieu, « l'annonce d'un nouvel entraîneur unilingue anglophone a eu l'effet de la goutte d'eau qui fait déborder le vase de l'anglicisation du fonctionnement du club de hockey Les Canadiens de Montréal.» Il dénonce aussi la musique d'ambiance diffusée au Centre Bell, qui est selon lui uniquement en anglais.
Manif au Centre Bell:Mario Beaulieu à LCN
La grogne quant à la nomination d'un entraîneur unilingue anglophone à la barre du Canadien de Montréal continue de...

Article publié par TVA Nouvelles.ca le 6 janvier 2012
Des centaines de manifestants sont attendus samedi après-midi devant le Centre Bell en vue de protester contre l'anglicisation du Canadien de Montréal. La troupe de Randy Cunningworth affrontera le Lightning de Tampa Bay en soirée.
Les mouvements Montréal français et Québec français sont les instigateurs de ce rassemblement auquel devraient se joindre quelque 500 manifestants.

Selon les organisateurs, la nomination de l'entraîneur unilingue anglophone de 50 ans est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
«Mais depuis plusieurs années, on observe qu'il y a de moins en moins de joueurs québécois qui font partie de l'organisation du Canadien», a affirmé Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français (MQF), en entrevue à TVA Nouvelles, vendredi.
Le peu de joueurs francophones au sein de l'équipe et la musique d'ambiance diffusée en anglais au Centre Bell sont d'autres exemples, selon M. Beaulieu, qui démontrent clairement l'anglicisation du club.
«Ce qu'on lui demande (à Geoff Molson), c'est de respecter sa clientèle québécoise, que le Canadien de Montréal fonctionne en français, (qu'il y ait) plus de gens qui font du dépistage au Québec pour recruter des joueurs québécois», a renchéri le président du MQF.
Parler français devrait «faire partie des compétences de l'entraîneur chef du Canadien», a-t-il également estimé.
Des drapeaux seront distribués aux partisans qui sont invités à se réunir dès 17h devant le Centre Bell afin de démontrer à la direction du Tricolore que l'appui des Québécois est important et que l'équipe devrait en tenir compte.
«Tous les défenseurs du français, il faut passer à l'offensive. On a une occasion de marquer un but auprès de la direction du Canadien», a lancé M. Beaulieu.
Entrevue de Mario Beaulieu à Dutrizac par Benoit Dutrizac sur 98,5 fm le 6 janvier
Manifestation demain devant le Centre Bell pour dénoncer la nomination de Randy Cunneyworth,unilingue anglophone

Entrevue avec Mario Beaulieu à l'émission "C'est bien meilleur le matin" sur Radio-Canada avec René Homier Roy le 6 janvier 2012

Chroniques de Gilles Proulx publié dans le Journal de Montréal le 6 janvier 2012
PRÊCHER DANS LE DÉSERT
L'Office québécois de la langue française (OQLF) a manqué de dents, à la veille du jour de l'An, auprès d'un nombre incalculable de bars montréalais qui ont transformé la second french city en Toronto bas de gamme avec leurs réclames à 100 % en anglais. Pourtant, il y aurait une solution à cette maladie coloniale : enjoindre à la police de poser des cordons jaunes autour de ces commerces délinquants et méprisants, leur faisant perdre leur plus grosse recette de l'année. Cette leçon suffirait amplement. Hélas! Ce que je suggère là n'a aucune chance d'arriver...
L'automne dernier, l'OQLF annonçait une vaste opération de résurrection de la loi 101. Dans une première phase, Mme la présidente, Louise Marchand, devait aborder les grandes entreprises telles que Costco (qui pourrait peut-être se débarrasser de son «Wholesale»), UPS (qui pourrait renoncer à son «Store») ou BMW West Island (qui pourrait devenir BMW de l'ouest de l'île puisque cette toponymie officielle a été adoptée par Québec). On me dit de source sûre que vers le milieu du mois, l'Office va passer à la deuxième phase de son plan de promotion de la loi 101, soit sensibiliser les entreprises de cinq employés et plus... Nul doute que ce sera un travail colossal pour la soixantaine d'employés de l'OQLF qui s'acquitteront de cette tâche.
Entrevue de Mario Beaulieu à l'émission Montréal Maintenant animé par Paul Houde sur 98,5 FM
Une manifestation contre la nomination d'un entraineur unilingue anglophone au sein du Canadien de Montréal doit avoir lieu samedi le 7 janvier.
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