Loi 101

Loi 101: effet placebo ?

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TANIA LONGPRÉ | LE JOURNAL DE MONTRÉAL | 08/10/2014

Lorsque Camille Laurin a élaboré la loi 101 en 1977, le ministre proposait que le Québec devienne une véritable société francophone. L’un des objectifs de son projet était de faire en sorte qu’on travaille en français au Québec, mais aussi que l’État communique avec ses citoyens en français, que l’affichage ait une nette prédominance française et que les enfants immigrants ou natifs soient instruits en français. On voulait aussi, de par ces actions, que les francophones puissent avoir accès au pouvoir économique, qui était alors principalement dans les mains de l’élite anglophone. La loi 101 n’était donc pas seulement une loi visant à la protection de la langue française, mais aussi à son affirmation. [...]

La Charte de la langue française et l’abandon des moyens pour atteindre son objectif

ÉRIC POIRIER | INSTITUT DE RECHERCHE SUR LE QUÉBEC | 02/10/2014

Conclusion de la recherche réalisée par Éric Poirier : La Charte de la langue française et l’abandon des moyens pour atteindre son objectif

Depuis 1977, la loi 101 est victime de son état de relative fragilité. Ne possédant pas de caractère supra-législatif, elle est modifiée au gré des déclarations d’inconstitutionnalité prononcées par les tribunaux et au gré des changements de gouvernement à Québec. Depuis 1977, les treize principales modifications apportées à la loi 101 bouleversent les quatre domaines de la vie publique québécoise autour desquels elle s’articule : la langue de l’État québécois, la langue de l’enseignement, la langue du commerce et des affaires et la langue du travail. Il s’agit ni plus ni moins d’un abandon des moyens que s’était donnés le législateur de 1977 pour atteindre l’objectif de faire du français la langue du Québec.

La Francophonie mérite mieux

CHRISTIAN RIOUX
LE DEVOIR | 10 JUILLET 2014

 

Cela se passait il y a deux ans exactement, lors du premier Forum international de la langue française au Palais des congrès à Québec. L’ancienne gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, avait choisi cette occasion pour lancer sa candidature à la succession du secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf. Bien sûr, la chose n’était pas dite, mais l’intention de notre vice-reine ne trompait personne. Son caractère prématuré en avait d’ailleurs choqué quelques-uns. [...]

Parler français n’est pas une maladie honteuse

TANIA LONGPRÉ | LE JOURNAL DE MONTRÉAL | 29 MAI 2014

La semaine dernière, je signais un texte sur les mythes linguistiques. J’ai reçu énormément de commentaires bizarres et très mal informés du genre « le français est une langue sous respirateur artificiel » ou « l’avenir du Québec, c’est l’anglais » et autres commentaires prédisant pratiquement la mort de la langue française.

Assermentation des députés du PLQ… EN ANGLAIS !

Le 17 avril 2014, plusieurs députés du PLQ ont prêté serment en anglais à l’Assemblée nationale. Les libéraux ne semblent pas comprendre la distinction entre le bilinguisme individuel et institutionnel.

Des détaillants ont gain de cause contre l'OQLF

Journal Métro du 10 avril 2014, par Jean Philippe Angers de La Presse Canadienne

«On ne leur demande pas grand-chose, pourtant, seulement inscrire (par exemple) ‘centre électronique’ devant Best Buy», a commenté en entrevue le comédien Denis Trudel, porte-parole du Mouvement Montréal français. «Ce n’est pas qu’on veut être contraignant, c’est juste que pour nous, plus on présente une image linguistique ambiguë, plus on a de chance que les gens qui débarquent ici enregistrent un message ambigu. Et si le message est ambigu, ils vont aller vers l’anglais. C’est toujours le même problème par rapport à l’affichage.»

Marque de commerce : Touchez à la loi 101

Par Antoine Robitaille, dans Le Devoir, le 11 avril 2014

Philippe Couillard a eu beau affirmer pendant la campagne que sur le plan linguistique, le Québec a atteint l’«équilibre», de récentes décisions juridiques, dont le dernier jugement de la Cour supérieure sur la question de l’affichage des marques de commerce, devraient l’amener à reconsidérer cette conclusion. Et à légiférer, comme le suggère la Cour, afin de moderniser la Charte de la langue française.

Affichage en anglais: les multinationales gagnent leur cause

Par Catherine Levesque dans Le Huffington Post Québec  le 9 avril 2014

Six multinationales ont gagné leur cause contre l'Office québécois de la langue française (OQLF). La Cour supérieure a statué que l'affichage public d'une marque de commerce en anglais ne contrevient ni à la Charte de la langue française, ni au Règlement sur la langue du commerce et des affaires.

Le PQ veut appliquer la loi 101 aux entreprises à charte fédérale

Par radio-canada.ca, le 2 avril 2014

Le projet de loi destiné à renforcer la Charte de la langue française, que le Parti québécois souhaite déposer à nouveau s'il est élu le 7 avril, forcerait les entreprises à charte fédérale à se procurer un certificat de francisation, a annoncé la chef péquiste Pauline Marois mercredi après-midi, à Montréal.