Article de Gérard Larose publié dans Branchez-Vous le 8 mars 2012
Telle que votée à l'origine, la loi 101 était d'une clarté aveuglante. La Charte de la langue faisait du français la langue de la législation, de l'administration et de l'ensemble des rapports dans la société. Le français était la langue nationale, officielle et commune à tous les habitants du Québec. Mais la langue anglaise était protégée pour la minorité historique anglaise du Québec à travers ses institutions culturelles, scolaires, sanitaires et municipales. De plus, sur demande individuelle, tout citoyen de langue anglaise pouvait être servi dans sa langue dans les services publics.
La Cour suprême du Canada a tôt fait de tout déchiqueter. Elle a réimposé l'anglais dans la législation, l'administration de la justice et l'affichage commercial. Elle a permis aux riches d'acheter le droit constitutionnel de fréquenter l'école anglaise. Etc. Etc. Bref, ce que la loi 101 avait cassé, la spirale de l'assimilation, la Cour suprême l'a restauré. Depuis on voit les phénomènes d'antan revenir. Et les indicateurs s'inverser à nouveau. Le temps fait maintenant son oeuvre. Le Bill 63! disions-nous.
Article de Camille Gaïor publié dans le Courrier de Laval le 9 mars 2012
Messages restés sans réponse, entrevues refusées ou reportées, témoignages anonymes.
«Bien sûr que c’est un sujet sensible, confirme Pierre Sévigny, copropriétaire du IGA au coin des autoroutes 19 et 440. Car si on prend parti d’un côté ou de l’autre, il y a toujours des gens mécontents», explique-t-il à la suite d’une rencontre aux réponses mesurées.

Si M. Sévigny a accepté de parler, plusieurs ont soit refusé, soit accepté sous le couvert de l’anonymat.
Bureaux ministériels
Une réticence aussi ressentie auprès des représentants politiques.
«Je suis toujours surprise du choc que cela peut créer par rapport à la façon d’aborder le sujet, alors que ces communautés se côtoient depuis des siècles», reconnaît Francine Charbonneau.
La députée des Mille-Îles est la seule élue des quartiers visés ayant accepté d'accorder une entrevue, puisqu’après un refus de l’attachée de Michelle Courchesne, députée de Fabre, Guy Ouellette, député de Chomedey, a reporté deux fois l’entretien téléphonique.
Enfin, le bureau de la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Christine Saint-Pierre, n’a pas souhaité donner suite à nos demandes.
Article de Camille Gaïor publié dans le Courrier de Laval le 9 mars 2012
«Avec une augmentation de 35 % entre 1996 et 2006, la population anglophone de Laval, estimée à 68 460 individus, est la communauté d’expression anglaise qui a connu la plus forte croissance en dix ans. C’est ce que conclut le dernier rapport de la Direction de la Santé Publique de Laval (DSP).

Une augmentation qui ne surprend pas le Mouvement Laval français. «Je ne suis pas du tout étonné, car depuis 1995, on a publié plusieurs mémoires là-dessus. À chaque fois qu’on compilait les chiffres de Statistique Canada, on voyait cette augmentation, rapporte Pierre-Benoît Livernois, vice-président de l’organisme.»
Article de Camille Gaïor publié dans le Courrier de Laval l2 9 mars 2012
Dans un contexte nord-américain, un nombre grandissant de petites et moyennes entreprises (PME) favoriseraient l’utilisation de l’anglais, selon le porte-parole du Mouvement Laval français, Rachid Bandou.

«Dans tout le secteur des PME, ça se déroule en anglais et les premières victimes sont les immigrés qui viennent de l’Afrique du Nord, comme l’Algérie, qui est le 2e pays fournisseur d’immigrants au Québec», fait-il valoir. «Moi-même, on m’a proposé d’occuper un poste et pour accéder à un poste supérieur, il fallait l’anglais.»
Mais le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval (CCI), Stéphane Corbeil, n’est pas de cet avis. «La communauté anglophone est probablement plus grande à Laval, mais dans les affaires, il n’y a pas eu une montée de l’anglicisation dans les communications ou la langue utilisée. En tout cas, à la Chambre, nous ne l’avons pas sentie.»
Article de Camille Gaïor publié dans Le Courrier de Laval le 9 mars 2012
S’adapter aux anglophones
Après avoir traversé Laval d’est en ouest, via la 440, et descendu l’autoroute 13 vers le sud, on entend toute de suite la différence au mégacentre Sainte-Dorothée.

«Bienvenue au Super C, Welcome to Super C». Voici le message qui se déclenche à chaque passage. Il faut dire qu’ici un client sur deux parle anglais, selon le directeur, Eric Lemieux. «Je ne sens pas de langue prédominante. C’est 50 % français, 50 % anglais et beaucoup parlent plusieurs langues. Mais ici, ce n’est pas aussi marqué que ça pourrait l’être à St-Léonard où j’ai travaillé.»
À lire aussi dans le dossier spécial :
- La population anglophone de Laval passée au crible
- Laval 5 % des plaintes
- La langue, un sujet toujours aussi épineux
- Quelle langue dans les PME ?
Chez Zellers, on dit même avoir adapté le magasin à la clientèle anglophone, qui représenterait 80 % de l’achalandage. «Comme dans tous les Zellers, la circulaire est dans les deux langues, les explications au dos de la facture aussi. Ici, la particularité, c’est que les panneaux sont bilingues, tout comme le message de fermeture, ce qui n’est pas le cas partout», confie de manière anonyme un membre de l’administration. Par contre, comme partout, selon nos sources, la connaissance de l’anglais n’est pas pour autant un critère obligatoire d’embauche.
Mais ce qui agace une des employées, c’est lorsque la langue de travail devient l’anglais.
«Avec les clients, même si je ne sais pas parler anglais, je suis capable de comprendre et de les aider, confie celle qui a plus de 10 ans de vente dernière elle. Mais ce qui me scandalise, c’est lorsque certains de mes collègues m’abordent en anglais. Alors, je leur dit "Dites-moi jamais bonjour en anglais".»
« Le Québec joue sur deux tableaux : d'une part, il dépense des millions pour franciser les allophones et d'autre part, il finance indirectement leur anglicisation ». Voilà le lourd constat fait par Patrick Sabourin, président de l'Institut de recherche sur le français en Amérique, à l'issue d'une table-ronde organisée par le Mouvement Québec français de la Capitale Nationale le 6 mars dernier, à laquelle plus de 100 personnes ont assisté.

Une pétition contre le programme d'anglais intensif obligatoire en sixième année que le gouvernement libéral de Jean Charest a décidé d'implanter dans toutes les écoles francophones du Québec d'ici 2015-2016 a été mise sur pied. Elle se retrouve actuellement sur le site Internet de l'Assemblée nationale du Québec à l'adresse suivante: https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-2683/index.html
Site internet de Radio-Canada, Le Téléjournal, édition du 6 mars 2012
Un commerce sur 4 ne respecte pas la loi 101 sur l'affichage en français sur la rue Ste-Catherine à Montréal. Nos collègues du site Internet de Radio-Canada ont mené une enquête détaillée. L'Office québécois de la langue française constate que le nombre de plaintes a augmenté de 25% l'an dernier.

Article de l'Agence QMI publié sur Canoé.ca le 7 mars 2012

Le Collectif santé Montréal (CSM), responsable de la construction, du financement et de l'entretien du nouveau CHUM, est constitué de quatre firmes étrangères: une espagnole, une française et deux anglaises.
Selon les informations obtenues La Presse, le partenaire du gouvernement en mode PPP n'accepte pas les dossiers soumis en français et ne ferait pas grand cas de la langue en réunion ou dans sa propre documentation. Même la boîte vocale du CSM serait unilingue.
Après avoir reçu une plainte d'archéologues responsables des fouilles du terrain, le collectif aurait récemment ramené à la mémoire des personnes concernées qu'elles « devaient comprendre » que le français est la langue de travail au Québec. Il aurait assuré qu'il ne s'agit pas de « mauvaise volonté ».
L'Office québécois de la langue française a laissé savoir qu'une conseillère était intervenue auprès des parties concernées et qu'une rencontre aura lieu sous peu.
Article de Josée Legault publié sur Vigile.net le 5 mars 2012
"Les étudiants étrangers sont invités à étudier et à vivre dans un « environnement multilingue ». Bref, on y parle de « mondialisation » et d’« ouverture sur le monde ».
Or, ce genre de discours à la mode où l’on confond ouverture sur le monde et anglicisation, alimente un contexte où le français recule à Montréal – dans les milieux de travail, l’affichage et les commerces.
Même Lysiane Gagnon de La Presse le notait : « C’est une chose de vouloir que les Québécois apprennent l’anglais. C’en est une autre que d’angliciser nos institutions. »
Pour les Québécois, le message est tout aussi clair : l’anglais est en voie de redevenir ici la langue des affaires, de la réussite, de l’argent. Bref, la langue de la mobilité sociale. For French, press 2." - Josée Legault - Steak, blé d'inde, patates, 29 février 2012
Chronique de Joseph Facal publié dans le Journal de Montréal le 6 mars 2012
Admettons que vous refaites votre vie en Allemagne ou en Espagne. Vous devrez évidemment apprendre l’allemand ou l’espagnol pour gagner votre croûte.
Est-ce la même chose au Québec ? Voici quelques données :
Plus de la moitié des immigrants qui ne connaissent pas le français sont ici depuis plus de 15 ans.
Article de Fabrice de Pierrebourg publié dans La Presse le 8 mars 2012
«Nous sommes rendus au point où avoir une entreprise qui fonctionne en français est une tare sur le plus gros chantier du gouvernement québécois, proteste le député péquiste de Drummond, Yves-François Blanchet, porte-parole en matière de langue. Tout ça parce que le gouvernement ne veut pas s'aliéner les seuls qui votent encore pour lui, les anglophones.»

«Il n'y a pas de compromis à faire même si ce sont des compagnies qui viennent de l'étranger, réplique la ministre St-Pierre. Nous avons donné des ressources supplémentaires à l'Office québécois de la langue française.»
En entrevue avec Paul Arcand, au 98,5 FM, Paul Landry, directeur du projet du nouveau CHUM, a dit «trouver la situation très sérieuse». Il a ajouté qu'il y a eu une «discussion très directe et très claire» avec le consortium mardi, après l'appel de La Presse.
Le militant nationaliste Gilles Rhéaume demande carrément au gouvernement de mettre le CHUM sous tutelle, «qu'un inspecteur permanent soit sur les lieux afin de vérifier l'application intégrale de la loi 101 et que ceux qui ont transgressé la loi soient sévèrement sanctionnés».
Blogue de Marie-France-Bazzo sur Bazzo.tv publié le 5 mars 2012
Il y a bien longtemps le père de la loi 101, Camille Laurin, expliquait en tant que psychiatre que cette loi était nécessaire pour enlever le complexe d’infériorité des francophones face aux anglophones. L’Indépendance du Québec faisait partie de la psychothérapie des Québécois. La loi 101 a fait ses preuves, pour l’Indépendance, c’est une autre histoire.
Article Fabrice de Pierrebourg publié dans La Presse le 7 mars 2012
Avis aux fournisseurs et entrepreneurs québécois qui souhaitent profiter des retombées de la construction du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM): le consortium chargé de sa construction achète du plywood, pas du contreplaqué...

Cette préférence pour la langue de Shakespeare et sa mauvaise compréhension de la loi 101 valent au consortium de faire l'objet d'une enquête de l'Office québécois de la langue française, a appris La Presse.
Le consortium Collectif santé Montréal (CSM), composé de quatre firmes étrangères (deux anglaises, une française et une espagnole), a été chargé en juin par le gouvernement Charest de construire, financer et entretenir le nouveau CHUM en mode PPP.
À l'Office québécois de la langue française, on indique avoir reçu une plainte concernant la langue de travail sur ce chantier. «Peu importe si ce sont des entreprises étrangères, nous sommes au Québec et la langue de travail reste le français», précise Hélène Bélanger, conseillère en communication de l'Office. Elle ajoute qu'une conseillère de l'Office est déjà intervenue auprès du CHUM et qu'une rencontre est prévue bientôt avec les parties concernées. Mais Mme Bélanger n'a pas confirmé le nom du plaignant.
Voir dans La Presse
Érick Falardeau et Denis Simard, La culture dans la classe de français. Témoignages d'enseignants, PUL, 2011, 224 p.

L’anglomanie scolaire au Québec
Les chercheurs en didactique du français à l’Université Laval Érick Falardeau et Denis Simard viennent de faire paraître une anthologie de témoignages d’enseignants en français au secondaire sous le titre : La culture dans la classe de français. Je m’attendais à des propos inoffensifs. Erreur : au détour, voici ce sur quoi on peut tomber : Chantale (nom fictif), enseignante en français au secondaire, est décrite par les auteurs comme une enseignante qui « vit son rapport à la culture d’abord sur le mode d’un attachement profond à une société d’expression et de culture françaises qu’elle voit menacée de toutes parts et que l’on doit protéger et promouvoir pour en assurer la survie ». Or, voici comment son quotidien de professeur met à rude épreuve ses convictions : « Dans l’école secondaire où enseigne Chantale, la concentration en anglais occupe de plus en plus de place, au point où la direction a décidé d’amputer la classe de français des heures supplémentaires que lui attribuait le nouveau régime pédagogique de la réforme, pour permettre aux enfants de doubler leurs heures d’anglais dans un cycle de neuf jours.
Article de Pierre-André Normandin publié le 6 mars 2012
Huntingdon conteste la loi 101 et demande à ce que les villes québécoises puissent choisir la langue dans laquelle elles s'adressent à leurs citoyens. La municipalité considère que l'obligation d'utiliser le français est une «politique raciste et discriminatoire» qui «viole les droits fondamentaux des gens».
Tribune libre de Pierre Tremblay publié dans Vigile.net le 5 mars 2012
On voit bien qu’il n’y a aucun consensus pour établir une politique nationale en matière d’éducation en français. Il faut admettre qu’on recule et que les autres avancent sur notre territoire. C’est comme un match de 4 points entre le Canadien et des équipes de la même division. A chaque fois que nous reculons, nos adversaires gagnent le terrain que nous leur cédons. De plus, nos n’avons même plus besoin des autres pour nous faire mal. Nous n’avons même plus besoin du suicide assisté, nous sommes capables tout seul.
Si nous étions un pays indépendant, ceci aurait moins d’impact mais actuellement nous ne sommes qu’un groupe ethnique qui s’en va chez le diable dans un océan qui se remplit à vue d’oeil.
J’étais hier à mon club d’entraînement. Un membre des communautés culturels s’est adressé en anglais à un québécois. Tout de suite ce "bon" québécois a sorti sa langue de shakspeare en essayant tant bien que mal de parler en anglais à ce pauvre membre des communautés culturelles qui ne maîtrisait pas le français. Moi je vous le demande : pourquoi les communautés culturelles apprendraient le français lorsque nous, les québécois de service, nous répondons en anglais à quelqu’un qui n’est même pas un anglophone ? Nous ne sommes pas au bureau entrain de parler à des gens d’affaires de New York. Non nous sommes dans un gym à Québec.
La problème de la langue est réglé au Québec : tout le monde en anglais et on va tous se comprendre !!!
Je hais mon peuple. Je ne le supporte plus dans ses manières de se mettre à genoux.
La fierté d’un peuple et le développement général passe par son pouvoir créatif. Ce qui a fait la renommée des grandes civilisations et leur pouvoir attractif est son pouvoir d’innover : en art, en sciences, à la guerre, etc... Sans innovation, une culture meurt.
Article de Francis Labbé publié par Radio-Canada le 2 mars 2012
Les groupes de défenses de la langue française sont préoccupés par la progression de l’anglais dans des régions à majorité francophone comme les Laurentides. Mais c’est à Laval où la situation est la plus spectaculaire, selon le chercheur Gérald Paquin.

«Le chercheur indépendant, Gérald Paquin, qui enseigne aussi à l’École de technologies supérieures de Montréal, a calculé les IVL de plusieurs régions du Québec à partir du recensement de 2001 et de celui de 2006. « Ce que l’on constate, c’est que l’anglais gagne du terrain, même dans les Laurentides, où 90 % de la population est francophone» , raconte Gérald Paquin.»

Voir les reportages vidéos avec Gérald Paquin, Mario Beaulieu et Rhéal Fortin sur Radio-Canada
Article de VANESSA GUIMOND publié dans le Journal de Montréal le 1er mars 2012
Boucar Diouf a accepté d’assumer le rôle de porte-parole des RVF pour deux raisons : « La première, c’est que j’aime la langue française depuis toujours. Pour moi, la langue française a été la langue de toutes les chances. Je viens d’une famille d’analphabètes, au Sénégal, et mon père a eu le réflexe de nous amener à l’école. C’est l’étude du français qui m’a amené jusqu’ici. »

Celui qui entretient une fascination pour les particularités culturelles et linguistiques a souvent été appelé à donner des conférences ou des spectacles dans différentes communautés francophones, à travers le pays.
Article de Sophie Durocher publié dans le Journal de Montréal le jeudi 1er mars 2012
On doit mettre fin à ce régime du laxisme à la Faculté de droit
«Vous avez été choqué d’apprendre que HEC Montréal s’apprête à offrir une maîtrise en gestion en anglais ? Attachez votre tuque avec de la broche, vous n’avez pas fini de vous scandaliser.
article de Richard Pascone, dans le Journal Le Nord, le 2 Mars 2012
Le Mouvement Québec français - Laurentides (MQFL) a profité de la tenue de son assemblée générale annuelle, jeudi soir dernier, à Saint-Jérôme, pour annoncer la création du tout nouveau Prix d'excellence en français « Gaston-Miron » qui sera remis annuellement.

Voir dans le site Le Journal le Nord
Article de Lisa-Marie Gervais publié dans le Devoir le 3 mars 2012
Des parents opposés au programme d'anglais intensif en 6e année réclament un moratoire sur son implantation. Dans une lettre envoyée à la ministre de l'Éducation et à la Fédération des commissions scolaires, ces parents de plusieurs régions au Québec se disent inquiets et déçus qu'un débat plus profond sur la question n'ait pas été tenu.
«L'anglais est en train de devenir la priorité de notre système d'éducation, et tout ça, sans débat social», a dit au Devoir Virginie Hébert, une mère de famille de Rimouski. «On ne peut pas concevoir qu'il n'y ait pas d'étude sur l'impact culturel et identitaire d'un tel programme. Au Québec, bilinguiser les enfants, ça ne veut pas dire la même chose qu'ailleurs», a-t-elle poursuivi.
Ce groupe de parents se dissocie ainsi de la position de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) qui, le 13 février dernier, annonçait que 87 % de ses 55 délégués votants étaient favorables à l'anglais intensif en 6e année. «Cela ne reflète pas la réalité et ce chiffre a été abusivement utilisé», peut-on lire dans la lettre envoyée aux autorités et signée par une trentaine de parents de l'est du Québec, dont des membres du comité central de parents de la Commission scolaire de Montréal. «La Fédération elle-même n'est pas en mesure de certifier que ces délégués ont tous consulté les membres de leur comité respectif avant de voter. Il s'agit là, selon nous, d'un déficit démocratique important qui est sujet à questionnement.»
Viriginie Hébert déplore que les parents n'aient pas été davantage consultés. Un sondage qu'elle croit «biaisé» a été mené par la FCPQ entre le 9 décembre et le 20 janvier dernier. «Ce n'est pas une période pour recevoir des réponses et consulter des parents», a-t-elle décrié. Elle estime que les parents ne sont pas suffisamment informés des tenants et des aboutissants d'un tel programme.
La FCPQ ne prétend pas avoir reflété l'opinion de tous les parents, mais bien celles des délégués, qui ont d'ailleurs voté massivement pour le programme sous certaines conditions.
«On s'apprête à ajouter 400 heures d'anglais, mais personne n'a jamais pensé à ajouter 400 heures de français», a lancé Mme Hébert. S'il semble y avoir un consensus social autour du fait que la mesure n'aura pas d'impact sur les enfants en difficulté, elle déplore qu'on empêche néanmoins ces derniers d'avoir accès à des programmes spécialisés en arts et en musique, par exemple. «Mais on dirait que c'est correct de faire sauter la moitié de l'année pour de l'anglais.»
En attendant de déposer une pétition plus officielle, le mouvement des parents pour un moratoire sur l'implantation de l'anglais intensif continue de récolter les appuis via son site Internet et son groupe Facebook.
Article de Michel Thibault publié dans Le Soleil de Châteauguay 22 février 2012
Les enseignants de la région demandent au gouvernement de renoncer à implanter l'anglais intensif pour tous les élèves de sixième année à compter de septembre 2012.

Selon eux, la formule consistant à concentrer les apprentissages en cinq mois pour étudier en anglais le reste du temps ne convient pas à tous. «Retirer 400 heures d’enseignement, soit une demi-année, dans l’ensemble des autres matières du programme de 6e année représente un risque important pour la réussite de tous. Bien que nous soyons favorables à une meilleure maîtrise de l’anglais, cela ne devrait pas se faire au détriment des autres matières», indique dans un communiqué Martine Provost, présidente de l'Association des professeurs de Lignery.
Le syndicat qui représente plus de 2000 enseignants de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries déplore, de plus, que plusieurs interrogations restent encore sans réponse. «Aurons-nous des candidats pour enseigner un programme entier en 5 mois? Aurons-nous suffisamment de spécialistes en anglais? Est-ce que tous les élèves réussiront sans ajouter de ressources? Si des ressources sont ajoutées, est-ce que ce sera au détriment des autres degrés ou ce seront de vrais ajouts? Qu’adviendra-t-il des élèves déjà bilingues? Que fait-on dans le cas de classes multi-âges (5-6) ?», demande-t-il entre autres.

Réjean Arsenault, Pascal Chaumont, Rhéal E. Fortin, Mario Beaulieu

Un déjeuner avec beaucoup de causeries sur la situation des Québécois dans la LNH. Il y aura aussi l'annonce d'un projet sportif qui sera très rassembleur pour les Québécois. Le prix du billet inclus le livre "Le Québec mis en Échec" signé et le "Brunch". Le coût du billet est de 35 $. Vous pouvez joindre le robert.sirois@live.ca pour plus de renseignements.
Article de Robert Plante publié dans L'Action Nationale le 1er mars 2012
Rien ne va plus dans les universités.
On avait subi le spectacle lamentable de l’UQAM où les parvenus ont fait dérailler les projets immobiliers avant de filer à l’anglaise, peinards. Enquête, commentaires embarrassés, morgue ministérielle et glose de recteurs. Pas de responsables. La tempête parfaite, comme le dira plus tard le portier Rousseau devant la Chambre de commerce à propos d’une autre gabegie. Le marché vous savez…
Le marché, on sait. C’est celui dans lequel se jette une élite de gestionnaires universitaires qui se donnent des airs de grands businessmen à brasser du PPP de Rimouski à Saint‑Jérôme, à semer les pavillons un peu partout sur le territoire pour se livrer une guerre de clientèle digne des concessionnaires de McDo. Et ça valse à coup de centaines et de centaines de millions jusqu’au CHUM et au MUHC où le corps médical s’est couché devant l’iniquité anglaise, bordé par une classe politique timorée, morte de trouille à l’idée de s’attaquer aux privilèges rhodésiens.
Le marché et ses raisons ont fait basculer les recteurs du côté des comptables où ils tentent de nous donner du sentiment pour les finances publiques en recommandant de saigner la jeunesse pour qu’on les laisse jouer leurs joutes en entonnant les hymnes de la compétitivité. La mondialisation, vous savez… Et il faudrait verser des larmes sur les plans de carrières qui se flétrissent parce que les contribuables ne soutiennent pas suffisamment les ambitieux pour qui la province sera trop petite de vivre française et dans ses originalités. Et subir la bouillie de rhétorique qu’on nous sert pour tenter de justifier de toujours courir plus vite pour rester à la remorque de modèles en vigueur dans des sociétés capables de mobiliser infiniment plus de moyens que la nôtre. À défaut d’avoir le courage de s’inventer, mieux vaut se soumettre en plastronnant.
Chroniques de Josée Legault publié dans Le voir le 29 février 2012
Le Canada leur est donc présenté comme un «pays bilingue»; le Québec, «une des dix provinces de la fédération canadienne»; le français, «la seule langue officielle»; et Montréal, «une ville internationale et bilingue». Dans la version anglaise, elle devient même une «multilingual city». On dirait presque un catalogue d’Air Canada.
Les étudiants étrangers sont invités à étudier et à vivre dans un «environnement multilingue». Bref, on y parle de «mondialisation» et d’«ouverture sur le monde».
Or, ce genre de discours à la mode où l’on confond ouverture sur le monde et anglicisation, alimente un contexte où le français recule à Montréal – dans les milieux de travail, l’affichage et les commerces.
Même Lysiane Gagnon de La Presse le notait: «C’est une chose de vouloir que les Québécois apprennent l’anglais. C’en est une autre que d’angliciser nos institutions.»
Pour les Québécois, le message est tout aussi clair: l’anglais est en voie de redevenir ici la langue des affaires, de la réussite, de l’argent. Bref, la langue de la mobilité sociale. For French, press 2.
Article de Dominique La Haye de l'Agence QMI publié sur Canoé le 28 février 2012
Le NPD accuse le gouvernement Harper d'avoir fait des promesses vides en annonçant, il y a trois mois, la création d'un comité n'ayant pas encore vu le jour, afin d'étudier le problème de la langue de travail au Québec dans les entreprises relevant du fédéral.

Le ministre de l'Industrie, Christian Paradis, avait annoncé de façon inopinée en novembre la création de ce comité consultatif.
Le geste avait été perçu par le NPD comme une tentative ni plus ni moins de tuer dans l'œuf son projet de loi intitulé Loi modifiant le Code canadien du travail, que le parti venait de déposer aux Communes. Celui-ci vise à obliger les entreprises situées au Québec, mais qui relèvent du fédéral comme certaines banques, à permettre à leurs employés de travailler en français.
Alors qu'un vote en deuxième lecture du projet de loi doit avoir lieu demain, le NPD fait remarquer qu'aucun comité n'a encore vu le jour.
Article de Jean-François Vallée publié le 20 février sur Vigile.net
Voici quelques éléments de réflexion que la FCPQ aurait dû présenter, ce qu’elle n’a pas fait pour des raisons obscures.
• Les francophones du Québec sont cinq fois plus bilingues que les anglophones du Canada.
• Souhaitez-vous contribuer à créer plus de 1200 postes de professeurs d’anglais en 6e année dans tout le Québec et éliminer autant de postes de professeurs titulaires ?
• Savez-vous que dans aucune autre province au Canada l’immersion en français ou le français intensif n’est obligatoire ?
• Désirez-vous que vos enfants en viennent à employer l’une et l’autre langue indistinctement, comme s’ils avaient deux langues maternelles ?
• Savez-vous que le système actuel dispense déjà de 800 à 1 000 heures à nos enfants, ce qui les rend déjà très fonctionnels en anglais dès la fin du secondaire, sinon à la sortie du cégep ? Et que ce n’est pas un drame national que cette maitrise « tarde » jusqu’à cet âge ?
• Souhaitez-vous, à long terme, une société québécoise bilingue mur à mur, où chacun saura switcher à l’anglais partout en présence du moindre anglophone ?
Et pourquoi la FCPQ n’a-t-elle pas envisagé un caractère optionnel, en désignant par exemple quelques écoles par région pour les parents qui le souhaitent vraiment ?
A-t-on songé un instant que nos enfants sont déjà subjugués et mentalement conquis par l’anglais et trop souvent carrément acculturés ?
Lettre d'une coalition de parent de la Région du Bas St-Laurent publié dans Indépendante.org le 27 février 2012
Madame Line Beauchamp, ministre de l’éducation du Québec
Monsieur Gaston Rioux, président de la Fédération des comités de parents du Québec
Madame,
Monsieur,
La mesure d’implantation de l’anglais intensif en sixième année telle qu’envisagée par le gouvernement du Québec s’appuie notamment sur l’aval supposé d’une majorité de parents. C’est ce que suggère la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), mentionnant que 87 % des parents sont favorables à cette mesure. Or, nous estimons que les parents du Québec n’ont pas été correctement informés et encore moins consultés à ce sujet. La seule instance qui actuellement parle au nom des parents du Québec n’a pas, selon nous, agi de manière démocratique et juste dans ce dossier.
Le 13 février dernier, la FCPQ appuyait la mesure gouvernementale sur la base d’une résolution adoptée à 87 % par les 55 délégués des comités de parents. Cependant, la Fédération elle-même n’est pas en mesure de certifier que ces délégués ont tous consulté les membres de leur comité respectif avant de voter. Il s’agit là, selon nous, d’un déficit démocratique important qui est sujet à questionnement. De plus, la Fédération mentionne, dans sa résolution, que les délégués se sont en partie basés sur le sondage qui avait été distribué, quelques semaines avant ce vote, aux membres des comités de parents. Or, il est impossible que ce sondage puisse indiquer que les parents étaient très majoritairement favorables à l’implantation de l’anglais intensif en sixième année pour la simple et bonne raison qu’aucune question n’y était posée à ce sujet. Donc:
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